Le poignant message de Florianne, dont la fille Constance est morte après trois semaines: «Elle n’a pas eu toutes les chances pour s’en sortir»

Constance est décédée après 3 semaines.
Constance est décédée après 3 semaines. - Facebook

Il n’y a pas que chez nous que les membres du personnel hospitalier s’insurgent contre le manque de moyens alloués aux hôpitaux. En France aussi, des actions sont prévues ce samedi, encore, pour dénoncer le manque de considération du gouvernement.

C’est à l’occasion de cette journée particulière que nos confrères du Parisien ont donné la parole à Florianne. Il y a quelques jours, cette jeune maman de 32 ans a dénoncé sur Facebook le manque de moyen de l’hôpital de la petite ville du sud de la France dans laquelle elle habite. Car le 25 août 2018, le cœur de sa fille Constance, âgée de trois semaines et demie, s’est arrêté de battre : « Ma fille n’a pas eu toutes les chances pour s’en sortir », explique-t-elle à nos confrères.

Dans son long message, Florianne explique de quoi est mort son petit bout, en son nom : « Je suis née le 1er Août 2018 dans un grand hôpital parisien dont je ne citerai pas le nom mais que tout le monde connaît bien… et j y suis morte le 25 Août 2018. Je suis née avec un petit cœur bien malade et alors que les médecins conseillaient à mes parents de se débarrasser de moi, ils ont décidé de me faire vivre ! On leur a dit qu’interruption médicale de grossesse coûtait moins cher que des soins. ».

« Le bloc est pris »

La malformation cardiaque de Constance aurait dû être traitée dans les sept jours avant sa naissance, mais deux infections nosocomiales ont ralenti le processus, et le manque de moyen et de personnel s’est, plus que jamais, fait sentir : « Ensuite, ce ne fut qu’une succession d’opérations programmées puis annulées. Chaque jour, on nous disait demain, demain, demain. Mais chaque jour, c’était annulé car la moitié des blocs opératoires étaient fermés à cause de l’été et du manque de personnel », explique la jeune maman, avant de donner un exemple concret : « Le pire, ce fut le 23 août, Constance avait eu sa douche préopératoire, ses écrans de contrôle avaient été mis sur batterie, tout le monde patientait quand, d’un coup, une infirmière, vraiment navrée, a dit : «  Je suis désolée, le bloc est pris ». On a attendu des explications jusqu’à 2h30 du matin, mais personne n’est venu. Or, chaque jour qui passait entravait ses chances de survie. »

Constance est finalement décédée le 25 out : « Nous avons passé vingt-cinq jours dans ce service de pédiatrie et ce que nous avons vu nous a laissés sans voix : des infirmières dévouées mais en nombre insuffisant, des défibrillateurs qui ne fonctionnent pas, des blocs fermés ».

Sa détresse, Florianne a donc voulu l’écrire sur Facebook. Et son post a été partagé plus de 91.000 fois. « L’hôpital a besoin de moyens, si l’histoire de mon bébé peut faire prendre conscience de cela, alors ce post Facebook n’aura pas servi à rien. »

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