Didier Beelaert avait étranglé sa femme dans des toilettes à Andenne: il avait prévenu les secours à sept reprises qu’il voulait tuer sa femme

Didier Beelaert avait étranglé sa femme dans des toilettes à Andenne: il avait prévenu les secours à sept reprises qu’il voulait tuer sa femme
D.R.

Les policiers qui se sont rendus les premiers sur les lieux expliquent qu’ils ont trouvé Didier Beelaert assis dans la salle à manger, en train de fumer et de boire une tasse de café. « Il sentait l’alcool mais ne présentait pas de signe d’ivresse. Il était calme et serein. Il a juste dit qu’il en avait marre de sa femme. »

Les enquêteurs qui ont interrogé Beelaert l’ont tous trouvé très coopérant, calme, détaché, apparaissant comme soulagé par l’acte qu’il venait de commettre. « Le soulagement était le sentiment qui prédominait ».

Beelaert a expliqué que depuis le déménagement du couple de Vezin vers Andenne, la vie était devenue insupportable. « Ce qu’elle faisait, c’était boire pour mourir. L’alcool a tué ma femme et ma femme m’a tué. » Questionné au sujet du sens de cette phrase, il dira : « Je suis puni parce qu’elle ne voulait pas se soigner ». Pour Beelaert, l’alcoolisme de sa femme était dû à la jalousie et à la dépression.

Plusieurs appels de l’accusé aux services de secours ont été diffusés à l’audience. Tout d’abord, celui du soir du meurtre. « Je viens de tuer ma femme. Je l’ai étranglée sur le pot. Ne mettez pas le gyrophare, c’est trop tard, elle est morte. » Au cours des 12 derniers mois, Beelaert avait appelé les secours à sept reprises. À chaque fois, les déclarations sont les mêmes : « J’ai une femme alcoolique, elle est ingérable, si cela continue, je vais la tuer, je vais l’étrangler ». Et de marteler : « Il va y avoir un meurtre, personne ne veut le comprendre et s’en occuper. Je suis à bout de nerfs, elle est insoignable. Elle vient d’avoir deux ou trois trempes mais il va y avoir un meurtre ».

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