La septième enquête PISA a livré ses verdicts: les jeunes francophones meilleurs en maths, mais pas en lecture... ni en discipline!

Les jeunes francophones ne remontent pas vraiment dans ce classement international.
Les jeunes francophones ne remontent pas vraiment dans ce classement international. - Photo d’illustration Photo News

Et c’est justement en lecture que les résultats de 2018 sont en léger recul par rapport à ceux de 2015. Alors que les performances des élèves s’étaient sensiblement améliorées en 2009 et 2012, rejoignant la moyenne des pays de l’OCDÉ (Organisation de Coopération et de Développement économiques, NdlR), une baisse assez sensible a été enregistrée en 2015, et la proportion d’élèves aux compétences élémentaires est repartie à la hausse. Ce tassement des performances se confirme en 2018. Avec un score de 481, la Fédération Wallonie-Bruxelles est légèrement en dessous de la moyenne des pays participants (487).

La faute aux supports numériques

La raison ? Les pratiques de lecture traditionnelles sont moins fréquentes qu’il y a dix ans et l’intérêt pour la lecture est en diminution. Il s’agit d’une tendance lourde, qui affecte les filles et les garçons, observée dans la majorité des pays de l’OCDÉ, et qui correspond aussi à un changement de pratiques : pour suivre l’actualité, les jeunes se tournent clairement vers les supports numériques plutôt que vers les magazines et les journaux dans leur version papier.

Le bond de géant de la Pologne

La Belgique occupe la 25e place du classement en lecture contre la 28e, il y a trois ans, mais avec deux points de moins qu’à l’époque. Elle est loin de l’Estonie (523 points), du Canada, de la Finlande, de la Corée, du Japon ou de la Pologne qui dépassent largement les 500 points et squattent les premières places dans les trois catégories. À noter que la Pologne réalise un véritable bond de géant dans les trois épreuves pour se retrouver aux portes du top 5. La Fédération Wallonie-Bruxelles devance néanmoins des pays comme l’Italie, le Luxembourg, la Turquie ou la Grèce.

La Flandre se classe dans le top 15 (502 points) et la Communauté germanophone se trouve juste au-dessus de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais perd 18 points.

Les jeunes francophones meilleurs en maths

Les résultats en mathématiques (495) sont en légère augmentation et désormais supérieurs à ceux de la moyenne des pays de l’OCDÉ (489). La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) passe de la 25e à la 23e place et voit sa performance augmenter de 6 points, ce qui permet aux élèves francophones de devancer les jeunes Australiens ou Portugais et de rattraper les Français. La Communauté flamande passe de la 3e place, il y a 3 ans, à la 5e, avec 518 points, 23 de plus quand même que la FWB (l’écar était de 30 points en 2015). Ici, la Communauté germanophone obtient 505 points.

En sciences, c’est stable

Les résultats en sciences (485) sont stables par rapport à ceux des cycles antérieurs et proches de la moyenne OCDÉ (489). À noter que les jeunes francophones devancent ici leurs voisins germanophones et restent 25 points sous la performance des jeunes Flamands.

En matière d’inégalités liées à l’origine sociale, la FWB se classe toujours parmi les systèmes éducatifs où ces inégalités sont les plus marquées, aux côtés de la Communauté flamande, de la France, de la Hongrie et du Luxembourg. Enfin, l’écart entre les jeunes d’origine immigrée et les jeunes d’origine belge, à origine socioéconomique équivalente, est relativement faible ; elle est moins marquée que dans les autres pays de l’OCDÉ.

Moins de discipline en classe

En 2018, une série d’indicateurs relatifs au climat scolaire et aux environnements d’apprentissage sont disponibles. Le climat de discipline en classe est moins favorable en Fédération Wallonie-Bruxelles que dans les deux autres communautés belges.

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