Le jugement relatif à l’accident ferroviaire de Buizingen qui avait fait 19 morts est attendu ce mardi

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Matériel roulant obsolète? Aiguillage mal sécurisé? Signalisation non respectée? Le tribunal de police de Bruxelles doit déterminer si l’un de ces problèmes est la cause de l’accident ferroviaire de Buizingen, ou si celui-ci résulte d’une combinaison de ces différents dysfonctionnements. Cette dernière possibilité est la thèse qui est suivie par le ministère public. Lors des débats en septembre dernier, la procureure Catherine Ramaekers a requis la culpabilité de la SNCB, l’opérateur du réseau ferroviaire belge, d’Infrabel, le gestionnaire du réseau, et du conducteur du train L (celui qui n’aurait pas suivi la bonne trajectoire). Elle a estimé qu’autant les deux entreprises que l’employé ont commis des fautes, à différentes étapes de la chaîne de sécurité du réseau ferroviaire, ayant conduit à l’accident.

Le 15 février 2010 à 8h28, un train local (train L) Louvain-Braine-le-Comte a percuté un train InterCity (train IC) Quiévrain-Liège-Guillemains à hauteur de Buizingen, dans l’entité de Hal (Brabant flamand). La collision a fait dix-neuf morts, une trentaine de blessés graves et une centaine de blessés légers.

Le conducteur du train L est suspecté d’avoir brûlé un feu rouge, ce qu’il a toujours contesté.

Les sociétés SNCB, opérateur du réseau ferroviaire, et Infrabel, gestionnaire du réseau, sont quant à elles suspectées de négligence en matière de sécurité. Elles ont également estimé l’une comme l’autre n’avoir commis aucune faute dans la manière dont la sécurité est assurée sur le rail.

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