2019 vient conclure la décennie la plus chaude jamais enregistrée

Les anomalies climatiques se sont multipliées. (AFP)
Les anomalies climatiques se sont multipliées. (AFP)

«L’année 2019 marque la fin d’une décennie de chaleur exceptionnelle, de recul des glaces et d’élévation record du niveau de la mer à l’échelle du globe, en raison des gaz à effet de serre produits par les activités humaines», fait savoir l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

«2019 devrait se placer au deuxième ou troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées» depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de températures. «2016, qui a débuté avec un épisode El Niño d’intensité exceptionnellement forte, reste l’année la plus chaude», précise l’OMM, en référence au courant équatorial chaud du Pacifique.

10 millions de personnes déplacées

L’élévation du niveau moyen de la mer s’accélère, l’océan devient plus acide, la banquise arctique recule, la calotte glaciaire du Groenland fond. Ce réchauffement s’est aussi accompagné de phénomènes climatiques extrêmes, comme les inondations en Iran, les sécheresses en Australie et en Amérique centrale, les canicules en Europe et en Australie ou les feux de forêt qui ont touché la Sibérie, l’Indonésie et l’Amérique du Sud.

«Les aléas météorologiques et climatiques ont fait de lourds dégâts», souligne le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, cité dans un communiqué. Selon l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), plus de 10 millions de personnes ont été déplacées dans leur propre pays au premier semestre, dont sept à cause de catastrophes climatiques. Les inondations en sont la première cause, devant les tempêtes et les sécheresses. Les régions les plus touchées sont l’Asie et le Pacifique.

«Le nombre de nouveaux déplacements liés à des phénomènes météorologiques extrêmes pourrait plus que tripler pour atteindre environ 22 millions (de personnes) à la fin de 2019», relève l’OMM.

Famine

«Les vagues de chaleur et les inondations, qui frappaient jadis une fois par siècle, se produisent de plus en plus régulièrement. Des Bahamas au Japon, en passant par le Mozambique, des pays ont subi les effets dévastateurs des cyclones tropicaux. Les feux de forêt ont balayé l’Arctique et l’Australie», rappelle Petteri Taalas.

Le secrétaire général de l’OMM insiste aussi sur la «pluviométrie plus irrégulière» qui, combinée à la croissance démographique, «posera des défis considérables en matière de sécurité alimentaire pour les pays vulnérables».

Depuis 2018, la faim dans le monde est de nouveau en hausse, avec plus de 820 millions de personnes qui en ont souffert.

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