Une dispute sur un titre de Johnny Hallyday dégénère: un homme finit amputé des deux jambes après s’être fait canarder par son agresseur

Une dispute sur un titre de Johnny Hallyday dégénère: un homme finit amputé des deux jambes après s’être fait canarder par son agresseur
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Nous sommes en 2010 à La Grande-Motte, non loin de Montpellier, dans le sud de la France. Un fait divers dramatique s’apprête à se produire, sur fond de rock and roll, qui témoigne des passions que le taulier pouvait déchaîner de son vivant (et qu’il continue certainement de déchaîner après sa mort).

C’est au cours d’un barbecue estival sur une aire de gens du voyage, sur fond d’alcool voire d’autres substances, que le drame aura lieu. Un différend à propos d’une chanson de la star défunte va faire éclater une violente dispute entre deux hommes, comme le rapporte le quotidien régional L’indépendant. Ils ne sont pas, mais alors pas du tout d’accord sur les qualités d’un titre de Johnny Hallyday. Des insultes, ils en viennent aux menaces de mort. Des menaces, ils en viennent aux mains. Mais il faudra l’intervention du fils d’un des deux hommes pour que l’altercation prenne la tournure qu’on lui connaît.

Entendant la victime menacer son père depuis sa caravane, le sang de James Monte ne va faire qu’un tour : il s’empare d’un fusil à pompe calibre 12 à canon scié, charge deux cartouches en caoutchouc superposées à quatre autres de chevrotine, et part au secours de son paternel. Sans chercher à comprendre l’origine du différend, il va décharger son arme sur Johnny Lenfant, qui rampait déjà sur le sol, sans aucune autre défense que ses cuirs de rockeur.

La victime est touchée au niveau du genou, du fessier et de la cheville. Ses jours ne sont pas vraiment en danger, mais la chevrotine a fait tellement de dégâts que les médecins sont forcés de l’amputer des deux membres inférieurs. Aujourd’hui, Johnny Lenfant doit vivre au quotidien avec une incapacité permanente partielle de 65 %.

L’accusé avait été jugé et condamné à 14 ans de prison ferme le 18 décembre 2015, avant de faire appel de la décision trois jours plus tard. Il est donc rejugé actuellement devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales pour les actes d’horreur injustifiables dont il est l’auteur présumé (et avéré à en croire les nombreux témoins de la scène). Le verdict est attendu pour demain (mercredi 4 décembre 2019).

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