Depuis une opération qui lui a laissé un trou béant à la place du nez, un homme ne sort pratiquement plus de chez lui: «J’ai vécu comme un vampire»

Depuis une opération qui lui a laissé un trou béant à la place du nez, un homme ne sort pratiquement plus de chez lui: «J’ai vécu comme un vampire»
Capture Daily Mail

En cause ? Une opération des cavités nasales et du palais qui a laissé notre jeune grand-père complètement dépourvu de nez. A la place, les médecins lui ont laissé un trou bien net, dans l’attente de pouvoir réaliser une greffe.

Dans les médias anglais, Stephen décrit son calvaire, depuis son diagnostic d’une forme rare de cancer du nez jusqu’à la découverte de son nouveau visage, mutilé en son centre. Cela a commencé par des saignements du nez intempestifs, que les médecins ont pris pour une complication de la grippe. En voyant que les antibiotiques n’avaient aucun effet, il va être décidé de lui faire passer une IRM, laquelle va révéler une tumeur cancéreuse dans les sinus.

Comme il y avait un risque que le cancer atteigne le cerveau, il fallait agir vite, et il n’y avait pas d’autres solutions que de réaliser une ablation des tissus nasaux, d’une partie du palais et même des dents. En se réveillant après l’opération, il n’a pas pu s’empêcher de fondre en larmes après la découverte du résultat. D’après ses propres mots, il ressemblait à une créature tout droit sortie d’un film de science-fiction. « Quand ma fille m’a tendu le miroir, je me suis dit que j’allais devoir vivre avec ça, que j’allais être la personne la plus effrayante dans les rues. »

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Même mes petits-enfants avaient peur de moi.
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« Même mes petits-enfants avaient peur de moi. » - Capture Daily Mail

La réalité n’en est pas très loin. Après l’opération, Stephen a vécu comme un vampire pendant plusieurs années, 4 ans durant lesquels il ne verra pratiquement plus la lumière du jour de peur d’effrayer les passants. « J’étais prisonnier de ma propre maison, sortant seulement la nuit avec un pull à capuche. Quand ils voyaient mon visage, les gens changeaient de trottoir. Même mes petits-enfants avaient peur de moi. »

« Ça a détruit ma confiance et mon estime de moi. », rajoute-t-il.

À présent, l’homme de 51 ans est sur une file d’attente pour recevoir une prothèse du nez, avec laquelle il espère retrouver un peu de confiance en lui.

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