Les rotifères de l’UNamur et du CEN décolleront mercredi à destination de l’ISS pour «étudier l’impact d’un environnement spatial sur eux»

Les rotifères de l’UNamur et du CEN décolleront mercredi à destination de l’ISS pour «étudier l’impact d’un environnement spatial sur eux»
Belga

Les rotifères sont des animaux microscopiques dotés d’une radiorésistance considérable. Quelques milliers seront envoyés dans l’espace mercredi. Ils séjourneront durant quinze jours dans l’incubateur ESA Kubik, à près de 400 kilomètres au-dessus de la terre.

« Simultanément, les clones de ces rotifères de l’espace resteront sur terre », a expliqué l’UNamur. « Les mêmes manipulations scientifiques seront exécutées sur terre et dans l’ISS. L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact d’un environnement spatial sur l’expression génomique du rotifère, exposé à la microgravité et au rayonnement cosmique. »

« Les résultats de cette recherche pourraient permettre d’améliorer la résistance des astronautes aux radiations cosmiques, ainsi que la protection des professionnels exposés aux radiations. Nous espérons aussi pouvoir réduire les effets négatifs des thérapies par radiations chez les patients atteints d’un cancer », a ajouté l’université.

La mission sera relatée au quotidien par l’équipe scientifique sur www.rotifer-in-space.com et les réseaux sociaux.

Deux autres séjours spatiaux des rotifères sont programmés en 2020 et 2023.

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