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Une jeune Belge de 11 ans attaquée par 13 chiens qui «la trimballaient dans tous les sens»: «J’ai cru que c’était la fin pour moi»

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Une jeune Belge de 11 ans attaquée par 13 chiens qui «la trimballaient dans tous les sens»: «J’ai cru que c’était la fin pour moi»

La vie de Yuki, une jeune Belge d’aujourd’hui 16 ans, a tourné en février 2014 lorsque, lors d’un pique-nique avec une amie à Riemst (Limbourg), elle a été attaquée par 13 chiens, qui ne lui ont fait aucun cadeau.

Quelques instants avant que la petite sortie entre copines tourne au drame, les deux adolescentes avaient remarqué, au loin, trois chiens qui se baladaient dans les champs : « Probablement ceux d’un agriculteur qui travaillait », explique Yuki à nos confrères du Laaste Nieuws. « Mais un peu plus tard, ils se sont rapprochés, et ils étaient beaucoup plus ».

Face au danger, Noa a pris la fuite et a réussi à sauter au-dessus d’une barrière. Yuki a tenté de la suivre, mais a été rattrapée par un chien qui lui a agrippé la jambe. Un interminable cauchemar a alors débuté pour l’adolescente.

Yuki s’est retrouvée à la merci de 13 chiens enragés. Elle a été mordue de toutes parts. Aucun de ses membres n’a été épargné : « Je ne pesais que 40 kilos, ils me trimballaient dans tous les sens », raconte Yuki, qui ne se rappelle plus du temps exact durant lequel elle a été la proie des chiens. « J’ai cru que c’était la fin pour moi ».

Un heureux hasard

Finalement, c’est un couple de Néerlandais qui passait par là qui a sauvé la jeune fille : « S’ils n’étaient pas passés par hasard, je ne serais plus là ».

Plusieurs années après les faits, les héros qui ont sauvé Yuki ont été mis à l’honneur dans les communes d’Anvers et d’Hasselt. Yuki, elle, a appris à vivre avec les blessures : « Oui, parfois j’ai honte de mes cicatrices. Quand j’allais la piscine, des groupes de jeunes se moquaient de moi, donc je ne vais plus nager. Pendant l’été, je couvre souvent mes bras, à moins que ce soit en petit comité ».

Et de conclure : « Évidemment que je pense encore régulièrement à ce jour-là. C’est bizarre, mais j’ai encore du mal à a supporter le souffle d’un sèche-cheveux. L’air chaud et le vent sur mon visage me font peur. Peut-être car je pense sans le savoir à l’haleine des chiens. Donc je sèche à chaque fois mes cheveux en penchant ma tête vers le bas ».

Cette triste histoire sera jugée en février prochain. Yuki et ses proches espèrent toucher une compensation financière de la part de l’éleveur, propriétaire des chiens. Mais même si c’est le cas, cela n’enlèvera jamais ce qu’elle a vécu ce jour-là…

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