Dossier Nethys: le ministre Pierre-Yves Dermagne annule les indemnités de Stéphane Moreau et de l’ex-management

Pour le ministre Dermagne, les indemnités de Stéphane Moreau sont «
contraires à la loi, à l’intérêt général et l’intérêt social de Nethys.
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Pour le ministre Dermagne, les indemnités de Stéphane Moreau sont « contraires à la loi, à l’intérêt général et l’intérêt social de Nethys. » - Photo News

Après avoir pris des arrêtés pour annuler les ventes des filiales de Nethys, le Gouvernement wallon a pris la décision d’annuler les indemnités des ex-dirigeants du groupe liégeois. Les textes portent sur les indemnités colossales qui avaient été versées à l'ancien management de Nethys, à savoir Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina avant leur licenciement.

Concrètement, l'opération vise à annuler une série de délibérations qui ont été prises par l'ancien comité de rémunération de Nethys. Présidé par l'homme d'affaires liégeois François Fornieri à l'époque, ce comité est pointé du doigt pour avoir permis à l'ancien management de partir avec un jackpot de plus de 18,6 millions d'euros d'indemnités et de bonus entre mai 2018 et octobre 2019.

« Dans le cadre de l’instruction du dossier Nethys, après analyse par mon administration des informations relatives aux indemnités versées à l’ancienne équipe de direction, j’ai décidé d’annuler les engagements pris par le comité de nomination et de rémunération de Nethys le 21 mai 2019, à savoir l’octroi de rémunérations variables à ses ex-dirigeants », explique le ministre Pierre-Yves Dermagne dans un communiqué. « En effet, les décisions du comité de nomination et de rémunération de Nethys du 21 mai 2019, adoptées après l’entrée en vigueur du décret du 29 mars 2018 sont contraires à la loi, à l’intérêt général et l’intérêt social de Nethys. »

Un jackpot touché il y a plus d’un an

Pour rappel, le management avait touché ce fameux jackpot il y a plus d’un an déjà. Pour faire simple, juste avant l’entrée en vigueur du nouveau décret « gouvernance » plafonnant notamment les salaires dans les entreprises publiques à 266.000 € (indexé) brut par an tout compris, un « deal » a été conclu. Et des indemnités substantielles ont été versées au top management de Nethys sous deux formes : rémunérations et assurances groupes « gonflées ». La somme totale est difficile à établir mais, pour Stéphane Moreau en tout cas, elle s’élève à plus de huit millions bruts. Quant à Pol Heyse et Bénédicte Bayer, ils ont dû « se contenter » de 24 mois d’ancienneté. Environ 1,2 million pour Pol Heyse, moins pour Bénédicte Bayer.

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