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Sarah Grosjean virée de la RTBF et du Grand Cactus: Jérôme De Warzée brise le silence et donne sa vérité!

Sarah Grosjean virée de la RTBF et du Grand Cactus: Jérôme De Warzée brise le silence et donne sa vérité!
Isopix

Il y a des années, médiatiquement parlant, qui ont bien mieux commencé que celle-ci ! Car c’est un vent glacial que vient de souffler la direction de la RTBF en se séparant d’un des talents les plus prometteurs de ses antennes. Vendredi en début de soirée, Sarah Grosjean, la Jessica des Poufs et chroniqueuse radio, a vu le service public mettre un terme à son contrat. Et pas uniquement à celui qui la liait au « Grand cactus ».

Si la principale intéressée tout comme l’émission sur sa page Facebook sont sortis du silence, il en est de même ce samedi soir, 24 heures après le communiqué de la chaîne, pour Jérôme de Warzée, qui n’avait pas répondu à nos sollicitations vendredi soir.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que dans ce très long message, l’humoriste n’y va pas de main morte. « Vous avez décidé de quasi tout changer parce que vous pensiez que ça serait plus drôle… la RTBF a découvert que vous jouiez les Poufs sur scène, sans autorisation. C’est vrai que le mal n’est pas bien grand, hormis que tous ceux qui avaient aussi mis leur âme dans ce duo, les auteurs, la RTBF, et moi, n’avions rien à dire. Et vous avez découvert le droit de propriété intellectuelle ! Les personnages ne vous appartenaient pas ! », a-t-il particulièrement précisé.

Découvrez ci-dessous le message complet de Jérôme de Warzée.

« Moi, j’ai toujours adoré Sarah Grosjean. Sarah, j’ai toujours aimé ton petit dodelinement de tête si caractéristique et craquant quand tu balançais tes vannes en Jessica des Poufs. J’étais toujours conquis lorsque Meghan Markle, apprêtée, nous lâchait un bon gros accent liégeois sortant des dalles du Carré à six heures du matin, ou quand Miss Ruman, en drapé fuselé, les yeux hagards et les cils battants tentaient de nous faire comprendre qu’elle n’avait rien compris. C’est Kody qui m’a le premier parlé de toi, il m’avait dit : ‘’Regarde cette vidéo, elle débute, mais y a un truc !’’.

Alors, j’ai vu le truc et on est parti à l’aventure. Au début, empruntée dans tes chroniques people, tu riais avec nous de tes hésitations, tes copions fluorescents me laissaient aussi dubitatifs qu’un dentiste dans la bouche de Livia Dushkoff. Et puis, tu t’es bonifiée, tous ces personnages, ces dizaines d’actus en vrac, on a grandi ensemble en télé. Tu me reprochais un peu de te faire jouer des situations que tu ne sentais pas trop (comme tous les autres !), mais comme disait Martin : ‘’Mais ça passera bien, hein, m’fi !’’… on était au top, on parlait de nous en France !

Et puis, les Poufs, on avait inventé les Vamps sexys ! Sur un divan, d’abord, puis en séquence extérieure ensuite, vous étiez à votre place en fin d’émission, là où l’on garde le meilleur. Au mois d’août dernier, vous avez enregistré six séquences des Poufs. Avec les auteurs, on s’était démené une semaine, comme d’habitude, pour vous donner le meilleur du meilleur des textes. Ils étaient tellement bons, ces textes, que la production vous a même envoyé un message pour que vous y touchiez le moins possible. Mais vous avez décidé de quasi tout changer parce que vous pensiez que ça serait plus drôle. Et moi, en visionnant les séquences, je me suis ennuyé, j’ai trouvé ça plat, sans âme, Bénédicte ne louchait même plus. Alors, j’ai dit que je ne trouvais pas ça professionnel, que des gens étaient payés pour écrire, d’autres pour jouer, qu’il était important que chacun reste à sa place et respecte le travail des autres, tu n’étais plus d’accord avec ma vision des Poufs, comme beaucoup d’autres sans doute, mais il faut toujours qu’il y ait un vilain pour trancher, et l’éditeur, c’est moi, et j’ai l’impression qu’ensemble, on ne s’était pas trop mal débrouillé depuis le début. Et c’est vrai aussi que certains, beaucoup, disaient : ‘’Dis, Les Poufs, ça baisse un peu, là, non ?’’… et puis, la RTBF a découvert que vous jouiez les Poufs sur scène, sans autorisation. C’est vrai que le mal n’est pas bien grand, hormis que tous ceux qui avaient aussi mis leur âme dans ce duo, les auteurs, la RTBF, et moi, n’avions rien à dire. Et vous avez découvert le droit de propriété intellectuelle ! Les personnages ne vous appartenaient pas ! Et c’est la règle, c’est normal, quel acteur de cinéma va se permettre, comme ça, d’aller jouer sur scène le héros d’un film dont il n’est ni le concepteur, ni l’auteur pour son propre intérêt ? Tu avais même fait un truc que je n’aurais jamais osé faire, faire la promo des Poufs sur scène en radio sur la RTBF, sur le service public même qui vous interdisait de la faire ! Ca, c’était culotté ! Pour la RTBF, ça n’était même pas une question d’argent, mais elle a estimé que pour préserver l’image des Poufs du Grand Cactus, les vraies, il fallait que vous arrêtiez. Tout ça commençait à faire beaucoup, on s’éloignait, alors, Bénédicte a envoyé son avocat, et elle est partie, et toi, tu ne voulais plus répondre à mes mails, ni communiquer, tu avais même décidé de ne plus venir en plateau t’amuser avec nous, juste en duplex, et encore, je ne devais plus m’en mêler. Alors, quand la RTBF t’a envoyé un mail te demandant d’arrêter de relayer des articles sur l’arrêt des Poufs parce que cela faisait du mal à l’émission, tu as aussi envoyé ton avocat. Et c’était bien gratiné. C’était trop gratiné, toutes tes mises en demeure ont convaincu la RTBF que tu devais quitter la sienne. Maintenant, les gens s’emballent, les médias croient que je suis producteur (j’aimerais bien ! Mais je suis juste éditeur et responsable des textes, moi), que la RTBF n’est qu’un repaire d’incompétents de salauds de gauchistes ! Moi, ça fait dix ans que j’y suis, je ne les ai jamais vus, ceux-là. J’ai juste vu des gens passionnés qui voulaient tirer l’émission encore plus haut, et qui ont toujours essayé de prôner le dialogue avec toi, et qui se demandent encore pourquoi tu as pris toutes ces décisions qui nous privent du plus joli dodelinement de tête et du plus craquant accent liégeois de l’histoire de la RTBF. Je te souhaite le meilleur, sur scène, en télé, n’importe où, salut et merci, Jessica Ruman. »

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