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Une enquête ouverte pour assassinat après un décès dans une «secte» à Hastière

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illustration - Belga

« Une instruction est effectivement en cours à charge de X pour assassinat d’une dame faisant partie de la secte », a indiqué une porte-parole du parquet de Namur, confirmant une information de l’hebdomadaire français L’Obs. « Il n’y a pas d’inculpation à ce stade. Nous ne communiquons pas davantage actuellement sur le dossier. »

L’Obs affirme qu’en octobre 2011, une membre de « la secte de Joël LaBruyère » souffrant d’un cancer incurable est morte dans un cabanon isolé surnommé « la planque », à Hastière, dans les Ardennes, non loin de la frontière française. Cette femme, refusant apparemment de soigner son cancer, « a été étouffée par deux de ses veilleuses » afin d’abréger ses souffrances, poursuit l’hebdomadaire, citant le témoignage d’une ancienne membre de la secte.

Les faits se seraient produits quelques jours après son mariage avec un membre de la secte de M. LaBruyère.

Joël LaBruyère, un Français de 71 ans, est « un personnage bien connu pour l’emprise mentale qu’il peut développer sur des groupes », soulignait en 2018 à l’AFP l’organisme gouvernemental français de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), à l’occasion d’une enquête sur son mouvement. L’homme s’est notamment fait connaître comme l’auteur de chansons xénophobes pour « Les Brigandes », un « girls band » qui s’est déjà affiché au côté du cofondateur du Front national français (FN, devenu Rassemblement national), Jean-Marie Le Pen.

Selon le site des Brigandes, où M. LaBruyère est présenté comme « le directeur », ce dernier a fondé en 1996 l’association L’Omnium des libertés avec comme objectif de « s’opposer à la chasse aux sorcières qui sévit en France contre tout ce qui n’est pas conventionnel aux plans politiques, religieux et thérapeutique ». Ce que M. LaBruyère décrit comme sa « communauté » de fidèles s’appelle aujourd’hui « La Rose et l’Epée », dont un des fiefs est le petit village de La Salvetat-sur-Agout, dans le sud de la France.

En Belgique, la justice a été saisie d’une plainte déposée par une des sœurs de la victime, estimant que la famille n’a jamais eu la vérité sur sa fin de vie, indique encore L’Obs. C’est en septembre 2019 qu’un juge d’instruction a été chargé de l’enquête.

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