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Aéroport de Charleroi: les travaux d’allongement de la piste principale vont bon train, à peine quelques semaines de retard

Inauguration du chantier de l'allongement de piste de l'aéroport de Charleroi en mai 2019.
Inauguration du chantier de l'allongement de piste de l'aéroport de Charleroi en mai 2019. - Photo News

Tout semble aller sur le chantier malgré certains contre-temps, les difficultés techniques et les contraintes liées à l’exploitation de l’aéroport, comme a pu le constater de visu mardi le ministre wallon en charge des aéroports, Jean-Luc Crucke. La fin des travaux est attendue au cours du second semestre 2021.

L’allongement de la piste représente un budget de plus de 30 millions d’euros, 900 jours calendrier de travaux et vise à doter le premier aéroport wallon et deuxième du pays d’une piste de 3.200 mètres de long (et 60 m de large), contre 2.55O mètres actuellement.

Un investissement important pour la Wallonie mais nécessaire pour son développement économique, a rappelé M. Crucke. « On sait que l’un des challenges de l’aéroport réside dans la diversification des compagnies aériennes qui le fréquentent. Avec la piste allongée, on se donne la possibilité de capter d’autres compagnies », a souligné le ministre wallon, au cours d’une visite du chantier mardi après-midi.

L’investissement traduit l’ambition économique et sociale de la Wallonie mais la dimension climatique et environnementale n’a pas été oubliée, selon Jean-Luc Crucke qui s’est dit « très heureux » de constater que les plaintes de riverains par rapport au chantier sont « jusqu’ici quasi nulles », à savoir 14 plaintes émanant de deux personnes (dont 13 d’une même personne).

Parmi les mesures prises pour limiter les nuisances, un sonomètre a été installé pour veiller au respect des normes de bruit des travaux qui se déroulent de jour comme de nuit. Les responsables du chantier, piloté par la Sowaer et exécuté par la société momentanée Wanty-TRBA, ont veillé également à limiter au maximum les trajets de camions.

Malgré la présence d’une décharge (la décharge Rousseaux) plus importante que prévu (près de 140.000 m3 au lieu des 60.000 m3 estimés initialement), dont le sol et le sous-sol sont en cours d’assainissement, et malgré l’écoulement d’un cours d’eau (le Tintia, canalisé en souterrain) sous la piste de l’aéroport, le chantier n’a pris que quelques semaines de retard.

Actuellement, la cinquantaine de personnes occupées sur le chantier s’affairent à réaliser les 6.000 colonnes ballastées (dont environ 2.800 ont été réalisées jusqu’ici) prévues pour renforcer le sol sur plusieurs mètres de profondeur avec des graviers. Une opération de longue haleine, préalable à la pose du tarmac pour le prolongement de la piste, qui, elle, ne sera réalisée qu’à la fin du chantier, c’est-à-dire l’année prochaine.

Au total, l’allongement de la piste de BSCA aura nécessité le déplacement de 400.000 m3 de terres, la construction d’un bassin d’orage mais aussi la pose de huit kilomètres de conduites d’égouttages.

« En 2021, nous serons prêts à recevoir des longs porteurs et à travailler à la progression du site de Charleroi », a promis le CEO de BSCA, Philippe Verdonck, alors que l’aéroport carolorégien a terminé 2019 sur une fréquentation record de 8,22 millions de voyageurs (+2 %).

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