Elisa, 29 ans et enceinte, tuée par des chiens: coup dur dans l’enquête, le patron de la gendarmerie quitte ses fonctions! (vidéo)

À gauche, le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Charles Metras. À droite, Élisa Pilarski et « Curtis », le chien avec qui elle se trouvait en forêt de Retz, le 16 novembre.
À gauche, le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Charles Metras. À droite, Élisa Pilarski et « Curtis », le chien avec qui elle se trouvait en forêt de Retz, le 16 novembre. - Photos archive l’Union

Elisa Pilarski, une femme âgée de 29 ans enceinte de six mois d’un petit Enzo, a été tuée par des chiens dans la forêt de Retz dans l’Aisne, le samedi 16 novembre dernier, alors qu’elle promenait le sien dans un secteur où était organisée une chasse à courre.

Une chasse que Jean-Charles Metras, commandant du Groupement de Gendarmerie de l’Aisne, suivait « à pied et en voiture avec sa femme et ses quatre enfants » pour une sortie en famille sur son temps libre, comme il le précisait lui-même. Il reste aujourd’hui l’un des témoins clés dans l’affaire de la mort d’Elisa Pilarski puisque le compagnon de la victime a assuré pendant plusieurs jours que la première personne qu’il a croisée alors qu’il approchait du lieu du drame serait un cavalier. L’homme a cru reconnaître Jean-Charles Metras. Une affirmation que ce dernier réfute très fermement.

Aujourd’hui, selon les informations exclusives de l’Union, Jean-Charles Metras va quitter le département et «  suivre son épouse vers le privé  ». Et cela pourrait avoir des répercussions sur l’enquête.

Des conséquences sur l’enquête

La présence sur les lieux du lieutenant-colonel avait en effet poussé le procureur en charge du dossier à dessaisir les gendarmes de l’enquête après qu’une information judiciaire contre X a été ouverte le 20 novembre pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l’agression commise par des chiens ». Reste à savoir ce qu’engendra le départ du lieutenant-colonel.

Les résultats des 67 prélèvements ADN – cinq appartenant au couple, et 62 du rallye « La passion » – tardent toujours à être communiqués. Ils pourraient être révélés courant février.

En attendant, depuis plusieurs semaines, la société de vénerie clame que les chiens participant à la chasse à courre n’ont rien à voir avec la mort d’Élisa Pilarski. En l’état, les seules informations avérées sur la mort de la femme enceinte de 29 ans restent les conclusions de l’autopsie, partagées par le procureur de Soissons : « le décès a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d’autres post mortem. »

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