La Cocof veut mettre fin au décret donnant priorité aux élèves néerlandophones à Bruxelles: «Une mesure ni nécessaire, ni proportionnée»

Alain Maron et Barbara Trachte.
Alain Maron et Barbara Trachte. - Belga

Le recours en annulation vise plus précisément les articles du décret de la Communauté flamande visant à rehausser le pourcentage de places qui sont prioritairement réservées aux élèves flamands dans les écoles néerlandophones de Bruxelles.

Ce décret du 17 mai 2019, donne la priorité, à concurrence de 65 % des places, aux élèves ayant au moins un parent qui maîtrise suffisamment le néerlandais pour le fondamental et impose pour le secondaire une priorité supplémentaire de 15 % pour les élèves ayant suivi 9 ans d’enseignement fondamental néerlandophone, ce qui équivaut donc, selon les ministres bruxellois francophones, à 80 % des places disponibles. Le précédent décret fixait ces quotas à 55 %.

Selon la ministre-présidente de la CoCof, Barbara Trachte, en introduisant ce recours, le collège de l’institution francophone bruxelloise souligne la discrimination entre les élèves sur base de la langue parlée dans la sphère familiale. Cette discrimination touche les élèves parlant le français à la maison mais aussi ceux dont la langue maternelle n’est ni le français ni le néerlandais.

« La mesure adoptée par la Communauté flamande restreint la possibilité des parents de choisir librement la langue d’enseignement de leur enfant. De plus, elle n’est ni nécessaire ni proportionnée. En effet, le rehaussement du taux d’élèves néerlandophones prioritaires n’est pas nécessaire à la poursuite des objectifs du législateur flamand. Enfin, il nous semble essentiel que l’ensemble des entités soient solidaires de l’émancipation de toutes les Bruxelloises et les Bruxellois, sans distinction », a commenté Mme Trachte, jeudi, à l’issue de la réunion.

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