Thierry Neuville: «20 secondes, c’est un bel écart, mais au Monte-Carlo, ça ne veut rien dire du tout»

©AFP
©AFP

Coller une seconde au kilomètre à Sébastien Ogier et Ott Tanak, voilà le genre de performance qui n’est pas très courante en championnat du monde des rallyes ! C’est pourtant ce qu’a réalisé Thierry Neuville, jeudi soir, dans la deuxième spéciale du rallye Monte-Carlo, assez pour prendre autoritairement la tête de l’épreuve, et… se trouver très entouré à l’heure des interviews !

Thierry, que pouvez-vous dire de cette performance de choix qui vous permet d’être autoritairement installé en tête de la plus prestigieuse épreuve du calendrier ?

Je pense qu’on pouvait difficilement imaginer mieux que ça. En tout cas, aussi Nicolas que moi-même étions étonnés d’avoir infligé un tel écart à nos principaux rivaux. Une dizaine de secondes, d’accord, mais 25, c’est vrai que c’était assez étonnant.

Le résultat d’une grosse prise de risques ?

Non, pas vraiment. Des risques, nous en avons tous pris pour survivre à une spéciale aussi piégeuse, et en tout cas bien plus piégeuse que ce qui était attendu. Tout le monde était surpris par ces conditions.

Et vos principaux rivaux et vous-mêmes n’aviez pas choisi la facilité en abordant cette étape avec des pneus dépourvus de clous ?

C’est vrai, mais aussi bien Ott que Seb étaient dans le même cas, au même titre que quelques autres. Je crois en revanche que le fait d’avoir abordé cette étape avec une voiture réglée assez souple m’a procuré un léger avantage. Au même titre, sans doute, que le fait de bien connaître ma voiture. Pour le reste, je me suis surtout appliqué à ne prendre aucun risque en me concentrant au maximum pour bien analyser la route tout en écoutant les notes et les conseils de Nicolas. Je me sentais à l’aise, j’ai adopté un bon rythme, et voilà le résultat.

Vous aviez abordé cette deuxième spéciale avec la volonté de frapper un bon coup ?

Non, pas vraiment, mais surtout la volonté de réaliser une bonne spéciale, exempte de fautes. Réglée bien souple, la voiture m’a bien mis en confiance.

Le fait de devoir vous fier aux corrections de notes de Dani Sordo à la place de Bruno Thiry (malade) n’a pas dû vous aider ?

C’est vrai qu’il y a quelques petites choses sans doute, notamment liées au fait qu’il n’a pas le même système de notes, et qu’il ne parle pas notre langue. Mais il s’implique très fort dans le boulot et ça se sent. J’ai toute confiance en son travail.

Vous voilà nanti de 20 secondes et plus sur vos poursuivants ; c’est assez ?

Dans l’absolu, c’est un bel écart. Mais au Monte-Carlo, ça ne veut rien dire du tout !

Notre sélection vidéo