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Propagation du coronavirus: est-il risqué de se faire livrer des colis AliExpress ou SheIn en provenance de Chine?

Propagation du coronavirus: est-il risqué de se faire livrer des colis AliExpress ou SheIn en provenance de Chine?
Belga

Depuis quelques jours, le coronavirus fait rage et gagne du terrain au niveau mondial. Plus de 800 personnes contaminées, dont 177 jugés graves, selon le dernier bilan officiel en date, et 26 morts recensés. Les cas positifs se multiplient également ailleurs dans le monde, avec deux cas confirmés aux États-Unis, et aussi en Grande-Bretagne, bien plus près de chez nous. Certains se posent donc la question de savoir s’il est dangereux de se faire livrer des colis en provenance de Chine, étant donné la psychose qui règne actuellement à cause de cette épidémie mortelle.

En chine, les lieux touristiques ferment les uns après les autres. La Grande Muraille n’accueille plus personne, les agences de voyages ne font plus partir de clients et tout cela en plein Nouvel An chinois. La cause ? Le coronavirus. Si à ce stade l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a renoncé à déclarer une urgence de santé publique internationale, des cas de contamination se font connaître un peu partout.

Mais alors, faut-il renoncer, par précaution, à se faire livrer des produits ou des colis de Chine, via AliExpress, Alibaba, Joom, SheIn, ou tant d’autres sites connus que nous utilisons de plus en plus pour notre shopping en ligne ? « À ma connaissance, la transmission d’un virus par le contenu d’un colis, c’est du jamais-vu », répond Éric D’Ortenzio, épidémiologiste à l’Inserm et coordonnateur du consortium Reacting au journal Le Parisien. « Les relais sont surtout les hommes et les animaux », enchérit Christian Perronne, le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

Le problème, c’est que l’on ne connaît pas la durée de survie de ce nouvel agent pathogène dans l’environnement. « C’est la question que tous les scientifiques se posent : clairement, on ne le sait pas à ce stade », prévient Éric D’Ortenzio.

Seule certitude, selon le chercheur, les coronavirus sont « plutôt fragiles », bien moins tenaces que les virus de la gastro-entérite, par exemple. « Ce que l’on sait des précédents coronavirus, c’est qu’ils peuvent survivre plusieurs heures sur des surfaces sèches », comme des tables ou des poignées de portes.

« Mais encore une fois, leur durée de vie dépend d’autres paramètres, tels que la température et l’humidité », insiste-t-il. Autrement dit, s’il convient de rester prudent, il reste toutefois très peu probable que le coronavirus survive à un transport en avion, a fortiori en soute, ou en bateau, où les températures sont extrêmes.

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