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Elisa, 29 ans, a-t-elle été tuée par Curtis, son propre chien? Il ferait un coupable idéal, mais il ne peut pas l’avoir tuée!

Elisa, 29 ans, a-t-elle été tuée par Curtis, son propre chien? Il ferait un coupable idéal, mais il ne peut pas l’avoir tuée!

Le jeune chien qui accompagnait Elisa Pilarski en forêt, le jour de son décès, a mordu son maître Christophe Ellul le lundi 18 novembre, avant de s’en prendre à une bénévole de la fourrière de Beauvais, trois jours plus tard. Celle-ci relate la violence de l’attaque dans le journal Le Parisien.

Curtis a été placé à la fourrière le lundi 18 novembre, deux jours après l’attaque mortelle de chiens en forêt, comme le rappellent nos confrères de L’Union. Il fait partie des suspects avec la meute de la chasse à courre. Dans l’Oise, selon la bénévole, personne n’avait été informé de la raison du placement du chien. La décision de saisie conservatoire – c’est-à-dire temporaire – par réquisition judiciaire ne date en effet que du jeudi 21 novembre. La bénévole a été attaquée le 21 ou le 22. « Sinon, il aurait été placé dans un box pour mordeur et il n’y aurait pas eu d’accident », indique-t-elle.

Pour Éric Alligné, l’un des trois avocats de Christophe Ellul, ces faits « prouvent encore une fois que ce refuge n’est pas du tout adapté. Curtis a besoin d’un personnel qualifié. Nous avons fait une demande de changement de structure et nous attendons la réponse de la juge d’instruction. C’est elle qui décide, en fonction des éléments qu’elle a dans ce dossier, si c’est adéquat ou pas. Pour nous, en tout cas, c’est légitime. » L’animal doit faire l’objet d’une évaluation comportementale dans les prochains jours, en lien avec les morsures sur Christophe et/ou sur la bénévole.

« Des morsures de plusieurs chiens »

L’avocat voudrait désormais recentrer le débat « sur le décès d’Elisa Pilarski. Ce qui est arrivé à la fourrière n’a pas beaucoup d’intérêt pour le fond du dossier. Je rappelle que les conclusions du médecin légiste parlent de morsures de plusieurs chiens et ça, je vais continuer à le dire. Il ne faut pas qu’on l’oublie. On me pose la question de la participation de Curtis : je n’y crois pas. C’était un chien de salon. »

Une bête de concours aussi. L’animal participait à des épreuves de « fun » : « Ces compétitions consistent en des sauts en hauteur, en longueur ou encore à des courses de 10 km avec le maître à vélo à côté. Ces chiens sont vus par des vétérinaires à chaque concours. Lors de ces épreuves sportives, Curtis était avec d’autres chiens, tous attachés. Personne n’a jamais rapporté qu’il était agressif. On a même des témoignages des juges », précise une proche de Christophe Ellul.

Examiné par un vétérinaire juste après le drame, Curtis s’est montré « apeuré », selon ce spécialiste, mais « on l’a abordé sans trop de difficultés. » Le chien portait aussi, selon des proches du conjoint d’Elisa Pilarski, des traces de griffures au niveau de la tête et des oreilles, ce qui attesterait, selon eux, l’hypothèse selon laquelle il s’est débarrassé avec vigueur de sa muselière au moment de l’attaque, en forêt. Muselière qui a été retrouvée par les enquêteurs sur place et identifiée par Christophe Ellul. Ce dernier et son entourage sont de plus en plus convaincus que la jeune femme a tenté de s’interposer entre le groupe de chiens qu’elle a signalé à Christophe au téléphone, et Curtis qu’elle n’aurait pas lâché.

Ce lundi 27 janvier, le compagnon d’Elisa Pilarski, réaffirmait : « Je connais mon chien. Il n’est pas méchant. Je veux la vérité pour Elisa et Enzo. »

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