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Le Standard perquisitionné dans le dossier Henrotay: l’erreur de débutant qui se paye cash

Le Standard perquisitionné dans le dossier Henrotay: l’erreur de débutant qui se paye cash

Une erreur de débutant qui se paye cash (notre édito)

Mercredi matin, deux perquisitions ont touché le Standard. Menées d’abord au domicile de Bruno Venanzi, sur le coup de 7heures, avant que, un peu moins de deux plus tard, le président du club liégeois n’accompagne le juge d’instruction et la quinzaine d’enquêteurs au stade de Sclessin. Là, après avoir baissé les stores des bureaux, ils sont restés jusqu’à 10h18 pour les premiers, 11h13 pour les autres, emportant des fichiers informatiques et des téléphones portables.

« Le Standard de Liège a parfaitement collaboré », nous dit-on. « Bruno Venanzi était, lui aussi, collaborant et plutôt détendu. » Bruno Venanzi doit assumer le fait d’être éclaboussé sans être mouillé. Pourquoi cet amalgame ? Après le rachat, Bruno Venanzi a commis une erreur de débutant...

Pas d’inculpation

Éric Van Duyse, le porte-parole du parquet Fédéral, restait discret sur le dossier en cours. « Je confirme qu’il y a bien eu deux perquisitions, ce matin (NDLR : lisez mercredi), en région liégeoise. Il s’agit d’un dossier du parquet fédéral dirigé par un juge d’instruction bruxellois (NDLR : le spécialiste des matières économiques et financières, Michel Claise). Dans le cadre de ces perquisitions, les enquêteurs ont emporté des documents écrits, des fichiers numériques et des téléphones. Tous ces éléments devront encore être analysés. À ce stade de la procédure, personne n’a été inculpé ou privé de liberté. »

Ces deux perquisitions, menées chez Bruno Venanzi et dans les locaux du Standard de Liège, ne visaient pas le président du Standard mais Christophe Henrotay, le très influent agent de joueur, fils de Roger Henrotay, l’ex-directeur général du Standard entre 1987 et 1997. Le président du Standard était proche de Christophe Henrotay lors du rachat du Standard à Roland Duchâtelet, en juin 2015, avant que leur belle amitié ne s’étiole.

Interpellé à Monaco

Christophe Henrotay fait toujours l’objet d’une instruction qui avait débuté en 2018 dans le cadre de plusieurs transferts, entrant et sortant, dont certains étaient liés au Standard. On se souvient qu’en avril 2019, des perquisitions avaient été menées à Anderlecht et au siège de l’Union belge de football.

En septembre 2019, Henrotay avait été interpellé à Monaco tandis qu’un de ses proches collaborateurs, Christophe Cheniaux, était arrêté à Liège. Les deux avaient été inculpés pour blanchiment, corruption, association de malfaiteurs, faux et usage de faux.

► Les transferts de trois joueurs attisent tout particulièrement la curiosité des enquêteurs.

► Plus d’informations sur www.lameuse.be

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