Mila, 16 ans, menacée de mort et de viol après des propos contre l’islam, brise le silence: «J’ai simplement voulu blasphémer» (vidéos)

Vidéos
Mila, 16 ans, menacée de mort et de viol après des propos contre l’islam, brise le silence: «J’ai simplement voulu blasphémer» (vidéos)
TMC

Tout a commencé le samedi 18 janvier, dans un live Instagram. Pris à partie par un internaute voulant la draguer, Mila se fait insulter et accuser de racisme et d’islamophobie. Elle rétorque : « Je déteste la religion, le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde, c’est ce que je pense. Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers une religion. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ».

Menacée de mort ou encore de viol après ses propos, l’adolescente a dû quitter son lycée et a du mal à retrouver une vie normale. La justice et les politiques se sont également intéressés à cette affaire. Ces quelques mots ne constituant pas, selon le parquet de Vienne, une provocation à la haine, Mila est sorti du silence ce lundi 3 février dans l’émission Quotidien sur TMC.

En face de Yann Barthès, la jeune femme de 16 ans s’explique : « Je suis une lycéenne de 16 ans. Et j’ai voulu me montrer car je n’ai rien à cacher et mon visage a été diffusé sur Twitter de tout de façon. Il y a deux choses que je regrette dans cette affaire. Tout d’abord l’avoir fait sur les réseaux sociaux et ne pas mesurer l’impact et ensuite l’avoir fait de façon aussi vulgaire, car en fait j’aurai dû argumenter. En fait j’ai toujours été athée mais je fais la différence entre les religions et les gens qui pratiquent. Et à partir de là j’ai été insultée et menacée de mort. Ma vie est désormais en pause. Je suis déscolarisé car je n’étais pas en sécurité dans mon établissement, j’aurai pu être brûlé à l’acide, frappé, on me menaçait de me déshabiller et de m’enterrer vivant. J’ai suivi tout ce qui a été dit sur mon affaire. Je ne regrette absolument pas mes propos et le droit au blasphème. je n’ai pas à me cacher et à m’arrêter de vivre pour ça. Je n’ai jamais voulu viser des êtres humains qui pratiquent leur religion en paix. J’ai simplement voulu blasphémer ».

Une prise de parole qui provoque la tourmente sur les réseaux sociaux, les internautes se battant à coups de #JeSuisMila et de #JeSuisPasMila.