«Rendre visite à des prostituées, regarder du porno, étrangler Julie… À chaque fois je voulais arrêter, mais je n’arrivais pas à me contrôler»

Julie avait 24 ans.
Julie avait 24 ans. - DR

Le corps de la victime avait été découvert par son père, alerté par le patron du salon de coiffure où travaillait sa fille parce que celle-ci ne s’était pas présentée. Les enquêteurs ont conclu à une mort violente et interpellé l’accusé huit jours après les faits. Ben Wertoy est passé aux aveux, déclarant avoir étranglé la jeune femme.

Il connaissait sa victime, qu’il fréquentait enfant à Boutersem, une commune rurale du Brabant flamand. Leurs parents habitaient la même rue. L’accusé, incarcéré à la prison secondaire de Louvain depuis 2018, n’a pas cherché à expliquer son acte, se contentant de dire qu’il avait agi « sur un coup de tête ».

La cour est présidée par Peter Hartoch, le ministère public représenté par Stephanie Vanthienen, substitute du procureur du parquet de Louvain. Me Frédéric Thiebaut assure la défense de Ben Wertoy face à quatre parties civiles. « J’espère, cher jury, chers membres de la famille de Julie, que mon client apportera des réponses à vos questions. Mais honnêtement, je crains que ça ne soit pas le cas », a expliqué l’avocat ce lundi.

Selon nos confrères du Nieuwsblad, qui assistent à ce procès, l’homme était accro au sexe et avait du mal à se contenir : « Rendre visite à des prostituées, regarder du porno, étrangler Julie… À chaque fois je voulais arrêter, mais je n’arrivais pas à me contrôler », a expliqué l’accusé.

Les intérêts des parents, du frère et de la belle-soeur de la victime sont défendus par Bart Verbelen, tandis que Me Jef Vermassen représente le compagnon de Julie Quintens.

Au total, cinquante-huit témoins seront appelés à la barre durant le procès qui devrait durer toute cette semaine.