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La justice a tranché: la mort du cinéaste Jean-Jacques Rousseau à Courcelles n’était pas un meurtre

La justice a tranché: la mort du cinéaste Jean-Jacques Rousseau à Courcelles n’était pas un meurtre
Denis Gauvain

L’homme avait été renversé par une voiture, le 15 juillet 2014, vers 22h30, sur un trottoir de la place des Trieux à Courcelles. Pour la cour, il ne s’agit pas d’un meurtre comme l’avait soutenu le ministère public.

Il ressort de l’enquête que Jean-Jacques Rousseau s’était interposé entre le prévenu et l’ancien compagnon de sa mère qui se battaient. M.D est remonté dans sa voiture et a foncé vers le groupe. Le cinéaste amateur a été projeté à une quinzaine de mètres.

Tout comme en première instance, le ministère public avait soutenu que le jeune automobiliste avait agi avec l’intention de tuer. Une peine de quatorze ans de prison avait été requise.

En première instance, M.D était poursuivi pour deux tentatives de meurtre et un meurtre mais le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Charleroi, avait requalifié les faits en coups et blessures ayant provoqué la mort sans intention de la donner. M.D avait écopé d’une peine de trois ans avec sursis et n’a pas passé un seul jour en prison.

A la défense, Me Mayence avait plaidé l’homicide involontaire et la suspension du prononcé de la condamnation mais la cour a confirmé le jugement prononcé en première instance. « Certes, il a adopté un comportement dangereux mais il n’a jamais eu l’intention de tuer quelqu’un », avait déclaré l’avocat.

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