Philippe Clement préface le choc entre le Standard et Bruges: «Comme si je jouais face à un ancien club»

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Alors que le Club continue à faire cavalier seul en tête du championnat et se remet tout doucement de sa qualification pour la finale de Coupe acquise mercredi soir à Zulte Waregem, Philippe Clement a fait le point, vendredi, à 48 heures d’un match au Standard qu’il aborde avec de grandes ambitions.

Le début d’année  : « Avec ce match en retard à Charleroi et les demi-finales de Coupe, on est l’équipe qui a disputé le plus de matches en 2020 : 6 en 18 jours ! Et parmi ces matchs, on n’en a joué que deux à domicile alors qu’on a eu des déplacements périlleux à Anderlecht, Charleroi et Courtrai. Forcément, on manque sans doute un peu de fraîcheur, il nous est difficile de mettre en place notre tactique, de travailler les automatismes avec Kremcik, par exemple. Et ce, même si ce dernier a démontré de belles choses en amenant de la présence physique dans le rectangle adverse. Alors, forcément, même si on met la barre très haut, même si on est un peu critiqués, je suis satisfait de nos résultats récents. »

Le match de dimanche  : « Le Standard connaît effectivement une baisse de régime depuis quelques semaines mais, franchement, ce n’est pas mon problème. J’ai déjà assez de travail avec mon équipe ! J’essaie de l’aider à atteindre les objectifs ambitieux qu’on s’est fixés. On a déjà atteint la finale de Coupe de Belgique, où notre tâche sera ardue contre une équipe de l’Antwerp qui aime à se qualifier d’« underdog » (outsider), on reste engagés en Europa League et le titre reste prioritaire. En ce sens, ce match au Standard sera important même si on sait qu’on éprouve souvent des difficultés à y obtenir de bons résultats (NDLR : aucune victoire lors des cinq dernières visites à Sclessin). Comme d’habitude, on se rendra là-bas pour ramener les trois points. Pourtant, en fonction du déroulement du match, je pourrais très bien être satisfait avec le point du partage. »

Sa relation au passé  : Ayant œuvré de nombreuses années à ses côtés en qualité d’adjoint, Philippe Clement trouve toujours « spécial » d’affronter Michel Preud’homme par bancs interposés. « On a vécu quelque chose d’extraordinaire ensemble, pour moi comme pour lui je pense, durant ces quatre années », explique-t-il. « Michel et moi, on a encore des contacts réguliers mais on a également une règle sacrée, celle de ne pas communiquer la semaine qui précède un affrontement. Pour moi, qui ai toujours quelque chose à apprendre des grands entraîneurs comme Michel, c’est en effet un match spécial, de la même manière que quand j’affronte un club où j’ai joué ou entraîné. »

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