Les Belgian Cats ont refait le plein de confiance en battant le Japon: «On a retrouvé notre plus beau visage ! »

Les Belgian Cats ont refait le plein de confiance en battant le Japon: «On a retrouvé notre plus beau visage ! »
Belga

« On a retrouvé la Belgique de la Coupe du monde ! » C’est Julie Allemand qui le clame, elle qui avait annoncé qu’elle redeviendrait le moteur qui avait manqué jeudi face au Canada et qui a tenu parole avec 16 points et 7 assists. Mais c’est aussi le coach du Japon, l’Américain Tom Havasse, qui le reconnaît : « Les Belges ont fait déjouer notre défense, pourtant réputée, par leur jeu de passes et des mouvements incessants, un style dont nous aimerions devenir la référence. »

Vigilantes jusqu’au bout

Les Nippones, qualifiées d’office pour « leurs » Jeux, avaient battu les Cats il y a deux ans dans ce tournoi mondial devenu la référence de l’équipe nationale, au bout d’un match acharné ponctué d’une prolongation. Celle-ci n’a pas été nécessaire samedi à Ostende, mais les Belges ont dû rester vigilantes jusqu’au bout tant les Japonaises, devenues impuissantes « à la régulière » (76-59), sont revenues à 85-84 en enfilant les 3 points, leur spécialité, comme des perles : 9 sur 16 dans le dernier quart !

« Un maximum d’ondes positives »

« Heureusement qu’on avait creusé l’écart avant parce que quand elles s’enflamment comme ça… », sourit Allemand. « Mais le plus important, c’est qu’on a rejoué comme nous savons le faire, en imposant notre rythme, en contrôlant et en alternant les options intérieures et extérieures. C’est une victoire très importante : elle pourrait ne pas compter puisqu’il faudra battre la Suède demain pour éviter de dépendre du dernier match entre le Japon et le Canada, mais elle va nous permettre d’aborder cette finale avec un bon feeling et un maximum d’ondes positives. »

« On a retrouvé la fluidité »

Le premier quart-temps fut à nouveau poussif : 13-22… « Le temps de reprendre nos repères face à un style de jeu qu’on ne rencontre pas en Europe », explique Emma Meesseman, qui compile 23 points, 7 rebonds et 5 assists. Mais dès le deuxième acte, ce fut un grand match des Cats ! « Au-delà de la victoire, j’ai félicité les filles pour la manière, qui est peut-être encore plus importante », confie le coach Philip Mestdagh. « Parce qu’on a retrouvé la fluidité. J’espère qu’elle ne s’évaporera pas ce dimanche, mais je suis très confiant parce que l’adrénaline va chasser la fatigue et que je nous sens prêts à finir le job. »

« L’excellente relation » entre Raman et Meesseman

Le déclic, c’est la sortie de banc de Raman qui l’a provoqué. Parce qu’il n’y a pas que la chambrée de Meesseman qu’elle partage… « Avec Jana, on a une excellente relation sur le terrain parce qu’on est constamment en relation au niveau des yeux », explique Emma. Or, quand le ballon vit, que les pénétrations enfoncent la défense pour mieux le ressortir au périmètre, d’où Hann Mestdagh a allumé la mèche avant que sa sœur Kim retrouve sa précision, les Cats deviennent redoutables, comme en atteste le 27-12 qui a renversé le match dans le 2e quart-temps, soit 40-34 à la pause, avant une reprise du même tonneau puisque, malgré un passage en défense de zone stérile, le Japon s’y fit distancer jusqu’à 59-44.

« Les pièces ont fini par se mettre en place »

« Des attaques agressives, des passes qui fusent et des 3 points qui transpercent l’anneau, en plus du soutien impressionnant du public : toutes les pièces ont fini par se mettre en place », se réjouit le coach des Cats. « La différence avec la défaite contre le Canada, qui fait partie de ce tournoi car pas dit que nous aurions joué de la même façon ce samedi si nous l’avions gagné, c’est le mouvement du ballon », conclut Meesseman. « Cette animation insuffle la confiance. Elle est de retour et j’espère qu’on va continuer ! »

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