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Alana, 15 ans, meurt du même cancer que celui qui a tué son père: les médecins pensaient que ses symptômes étaient causés par le deuil (photos)

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Alana, 15 ans, meurt du même cancer que celui qui a tué son père: les médecins pensaient que ses symptômes étaient causés par le deuil (photos)
Facebook Alana Finlayson

C’est un tragique sort qu’ont connu Linda Jones, une Écossaise de 51 ans, et sa fille Alana de 15 ans. En octobre 2017, le père d’Alana, Paul Finlayson meurt d’un glioblastome, une forme très agressive de cancer du cerveau. Quelques mois plus tard, à 15 ans, Alana décède de la même maladie.

C’est aujourd’hui Linda Jones, sa maman, qui a tenu à raconter l’histoire de sa fille. Quelques semaines après la mort de Paul, la famille d’Alana a remarqué des changements dans le comportement de la jeune fille. « Je ne sais pas si j’ai manqué les symptômes d’Alana parce que j’étais tellement prise par la maladie de Paul mais je ne pense pas », explique Linda à nos confrères du Mirror. « Je pensais que c’était le chagrin parce que c’était une gentille fille. Mais elle a commencé à avoir des changements d’humeurs et à détester tout le monde ».

La jeune fille a commencé à ressentir des douleurs dans plusieurs endroits de son corps, dont les jambes et les hanches. Mais les multiples visites médicales ne montraient rien d’inquiétant. « Alana les suppliait de l’aider. Ils lui ont proposé d’aller voir un conseiller en deuil. Ils n’entendaient que le fait qu’elle avait perdu son papa ». En mars 2018, l’adolescente s’est mise à perdre beaucoup de poids et à ne plus voir correctement.

« Je l’ai finalement emmenée chez un opticien qui a remarqué une inflammation autour des nerfs optiques ». Grâce à cette consultation, Alana s’est vue prescrire un CT scan, un IRM et une ponction lombaire. Ces examens ont permis de découvrir qu’elle souffrait d’hypertension intracrânienne – une importante pression sur le cerveau, causée notamment par une tumeur. Les médecins ne parvenaient malgré tout pas à détecter le mal qui rongeait la jeune fille. « Ils lui ont dit que ça n’avait rien à voir avec la maladie de son père, elle était tellement soulagée ».

Ce n’est qu’en février 2019, un an après sa première visite médicale, que les médecins lui ont refait passer un IRM, au vu de son état qui s’aggravait. Ils ont découvert que l’adolescente était ravagée par la maladie. « Elles avaient des métastases dans les os et les lésions au cerveau étaient les mêmes que celles de son père. Mais malgré l’histoire de son père, ils n’ont jamais pensé à lui faire consulter un oncologue ».

En apprenant la terrible nouvelle, la famille d’Alana savait que l’adolescente ne fêterait pas son 16ème anniversaire. Ils ont donc décidé d’organiser sa fête en avril, un mois avant sa mort.

« C’est le cauchemar de toutes les familles, une jeune fille avec la fille devant elle, qui savait que quelque chose n’allait pas, et qu’on n’a pas su aider. Nos spécialistes travaillent très dur pour garder tout le monde en vie mais personne n’est infaillible. J’espère que le ministère de la Santé demandera une enquête sur cette mort pour qu’aucune autre famille ne souffre de la sorte », a déclaré le porte-parole des démocrates à Glasgow.

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