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«L’Europe nous traite très mal»: Donald Trump veut négocier «très sérieusement» avec l’UE

«L’Europe nous traite très mal»: Donald Trump veut négocier «très sérieusement» avec l’UE

« L’Europe nous traite très mal », a-t-il poursuivi devant des gouverneurs réunis à la Maison Blanche. Le président républicain exhorte les pays membres de l’UE à ouvrir davantage leur marché aux produits américains, notamment agricoles.

Le président républicain exhorte les pays membres de l’UE à ouvrir davantage leur marché aux produits américains, notamment agricoles.

Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avaient annoncé fin janvier, après une rencontre à Davos (Suisse), leur volonté de relancer le chantier commercial transatlantique et de conclure un accord dans les prochaines semaines.

Mais pour l’heure, les négociations n’ont pas abouti et les relations restent tendues alors que l’hôte de la Maison Blanche brandit toujours la menace de taxer les importations de voitures européennes, qui fait trembler en particulier les industriels allemands.

En janvier, il avait en effet averti qu’il « réfléchirait très sérieusement » à cette éventualité si jamais les discussions en vue d’un accord commercial transatlantique ne devaient mener nulle part.

Lundi, il a souligné qu’il n’avait pas poussé le dossier européen car il était concentré à l’obtention d’un accord avec la Chine, le Japon et la Corée du Sud. « Je ne voulais pas tout faire en même temps », a-t-il argué.

Depuis le début de l’année, le commissaire européen au Commerce, l’irlandais Phil Hogan, s’est de son côté déjà rendu deux fois à Washington pour rencontrer son homologue américain Robert Lighthizer et tenter d’apaiser les frictions.

Mme von der Leyen doit d’ailleurs se rendre elle aussi à Washington prochainement, une rencontre qui pourrait aboutir à la signature d’une sorte de « déclaration politique », à l’image de celle conclue en juillet 2018 entre Donald Trump et l’ancien président de la Commission Jean-Claude Juncker.

Les deux hommes avaient alors promis de négocier deux accords : l’un destiné à abolir les droits de douane sur les biens industriels, l’autre à éliminer certains obstacles non-tarifaires au commerce via une coopération réglementaire.

Les discussions sur les biens industriels n’ont, depuis lors, pas avancé : les Américains aimeraient inclure l’agriculture dans le champ de l’accord, ce à quoi s’opposent les Européens.

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