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Esport: les Brussels Guardians s’offrent un premier rassemblement

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Les joueurs des Brussels Guardians.
Les joueurs des Brussels Guardians. - Vincent Lorent

Pour la première fois depuis leur arrivée dans l’équipe, tous les membres des Brussels Guardians se sont retrouvés dans la vraie vie le temps d’un week-end. En effet, l’équipe existe depuis un certain temps mais l’effectif a changé au fil des années. Il était donc important pour eux de faire en sorte de créer des liens avec la nouvelle équipe. Une véritable incubation avant de reprendre la compétition.

Hadrien, Frederic, Thomas, Nicolas et François-Xavier ainsi que le staff de l’équipe ont donc eu l’occasion de passer deux jours ensemble dont le but premier était clair : renforcer les liens. « On a une bonne cohésion, on s’entendait tous très bien de base mais le bootcamp, ça sert à serrer les liens. Ca fait deux mois qu’on joue ensemble, donc au début ce n’était pas facile. On n’a pas les automatismes, comme dans une équipe de foot », explique Nicolas alias Mirai.

« Une autre ambiance, ça va vraiment aider », ajoute Frédéric.

En deux mois, les joueurs n’ont eu qu’une seule opportunité pour se voir en vrai, lors du media day. A cette occasion, ils ont été appelés à prendre des photos pour la ligue belge et à prendre leurs marques derrière un écran les uns à côté des autres. Ce week-end, le manager de l’équipe avait donc prévu un programme afin de réellement renforcer cette cohésion, de profiter un maximum du temps passé ensemble.

Deux jours intenses

A l’image de ce qu’on pourrait trouver dans les sports plus traditionnels, ces joueurs ont donc un programme bien défini. Après le déjeuner vient l’installation de tout le matériel pour les entraînements qui se feront dans l’après-midi. L’équipe dispose aussi de temps libre avec quelques activités prévues pour que tout le monde se rassemble.

François-Xavier alias «
Noxe
» en plein match.
François-Xavier alias « Noxe » en plein match. - Vincent Lorent

Plusieurs matches sont prévus avec d’autres équipes durant ces deux journées. Chaque session d’entraînement est suivie de près par les deux coaches. Ceux-ci suivent dans une salle à part la retransmission des matches et prennent des notes afin d’analyser les points positifs et négatifs. S’en suivra alors un débriefing pour préparer au mieux les prochaines rencontres. « Ils ont l’occasion de se parler en face ici et on espère que quand ils rentreront chez eux, la communication sera tout aussi facile », explique Nathan alias Dekei, coach principal des Guardians.

Concilier école et League of Legends

Tous sont encore étudiants et sont conscients que faire partie d’une organisation d’esport implique donc des sacrifices et une bonne gestion de son emploi du temps. Frederic, alias Kawamel, a la chance d’avoir moins de cours que les autres : « Je peux combiner les deux mais c’est beaucoup de dévouement parce qu’on a pas mal d’entraînements le soir en semaine. Puis, on a tous déjà eu un empêchement mais avec quatre entraînements par semaine, s’il y en a un qui tombe, ce n’est pas très grave ».

Hadrien, alias Shamber, reconnaît que concilier les deux est parfois un peu compliqué : « Si tu veux trouver un job à côté ou faire du sport, ton emploi du temps est vite chargé ».

Nicolas estime qu’il faut surtout casser le stéréotype du joueur esport qui n’a pas de vie sociale et qui ne sort pas de chez lui : « Il ne faut pas croire que parce qu’on joue beaucoup, si on doit faire une pause de dix jours, on va mourir (rires). Je peux jouer beaucoup mais si je décide de m’arrêter, ça ne me pose pas de problème. Si je pars en vacances, je ne me dis pas que j’ai trop hâte de rentrer pour jouer ».

Pour Thomas, le cadet de l’équipe, l’objectif est tout autre : « J’arrive à gérer l’école et le jeu mais ça ne me dérangerait pas de m’investir à 200 % dans l’esport et de devenir un grand joueur, c’est même un rêve. Mais il faut que je me donne les moyens pour atteindre un certain niveau. Après, si je n’y arrive pas, je me dis que j’aurai quand même eu une bonne expérience. En ce moment, j’adore ce que je fais ».

La Belgique a son propre championnat

A l’heure actuelle six équipes sont inscrites dans la Belgian League, parmi celles-ci deux sont francophones (Brussels Guardians et RSCA Esports).

Avec un tout nouvel effectif, le début de saison des Guardians est cependant compliqué mais les joueurs semblent motivés. « Ils n’avaient pas tous énormément d’expérience, ils sont tous très jeunes aussi. On ne s’attendait pas dès le début à faire des performances dingues, admet Dekei. On est l’équipe la plus jeune de la ligue. On veut progresser un maximum et décrocher une place aux European Masters, l’équivalent de la Ligue des champions en foot ».

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