Thierry Neuville espère que la neige va tomber au Rallye de Suède: «Sans, ce serait moins intéressant»

Photonews
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Thierry Neuville (Hyundai) va défendre sa position de leader après sa victoire au Monte-Carlo lors du Rallye de Suède, deuxième épreuve du championnat du monde WRC, dans une version raccourcie de près de moitié en raison du manque neige et de glace. Onze étapes spéciales sont au menu de jeudi à dimanche sur une distance totale de 815,09 km pour 171,64 chronométrés.

Le champion du monde en titre, l’Estonien Ott Tänak (Hyundai) et son copilote Martin Järveoja, partis en tonneaux à plus de 180 km/h jusqu’à une route en contrebas au Monte-Carlo, seront bien au départ. Ils ont déjà eu l’occasion de prendre leurs marques en Suède lors d’une séance d’essais.

Thierry Neuville, vainqueur pour la première fois au Monte-Carlo cette année lors de l’épreuve d’ouverture, mène la danse avec 30 points, huit longueurs devant le Français Sébastien Ogier (Toyota).

L’état des routes cette saison fait figure de grande inconnue. La neige et la glace caractéristiques de cette manche WRC manquent en effet, la faute à une météo anormalement douce qui a longtemps menacé la tenue de l’épreuve, confirmée le 4 février seulement.

Des conditions « délicates »

« S’il y a moins de neige que les années précédentes, les spéciales pourraient être assez difficiles », a prévenu Thierry Neuville. « Nos pneus sont très fins et très hauts, ils ne fonctionneront pas de la même manière sur la terre et ce serait vraiment délicat. Sans les bancs de neige au bord des routes, le rallye devient de plus en plus rapide et de moins en moins intéressant, alors nous croisons les doigts pour que beaucoup de neige tombe. »

Pour cette même raison, le parcours a été considérablement raccourci et ne comporte que 11 spéciales au lieu de 19, soit 171,64 km chronométrés au lieu de 300, autour de Torsby dans le centre-ouest de la Suède.

Après une super-spéciale de 1,9 km sur l’hippodrome de Karlstad jeudi soir, la même boucle de trois spéciales entre la Suède et la Norvège voisine est au programme vendredi et samedi, suivie à chaque fois d’un sprint de 2,8 km. L’une d’elles (Nyckelvattnet, ES4/7) est inédite, une autre (Finnskogen, ES3/6) est au menu pour la première fois depuis 2012.

Dimanche, une dernière spéciale sera parcourue à deux reprises, la seconde, la Power Stage, offrant des points bonus au classement des pilotes.

À noter encore chez Hyundai, la présence dans la troisième voiture de l’Irlandais Craig Breen en lieu et place du Français Sébastien Loeb, l’équipe et ce dernier ayant estimé qu’il n’était pas en position de ramener le maximum de points dans la lutte pour le titre chez les constructeurs.

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