Eupen: 4 ans requis contre un kick-boxer accusé de coups et viol

Eupen: 4 ans requis contre un kick-boxer accusé de coups et viol
Prétexte S.K.

Les faits ont été commis en septembre 2017 à Burg-Reuland, en Communauté germanophone. Le soir du 23, l’homme a fait un déplacement de près de deux heures pour venir rendre visite à une jeune femme, rencontrée sur les réseaux sociaux, avec laquelle il avait l’intention d’entretenir des relations sexuelles. Quelques heures plus tard, la trentenaire présentait d’importantes blessures au visage, qui ont été constatées par un médecin.

Une plainte a été déposée et elle a expliqué avoir été frappée par le prévenu qui l’aurait aussi contrainte, avec violence et menace, à avoir des relations sexuelles non consenties. Si le sportif ne conteste pas avoir porté des coups à la victime, il a affirmé lors de l’audience que les rapports étaient consentis et même souhaités par la jeune femme.

Alors que le prévenu a tenté de minimiser les faits, le parquet a souligné qu’il avait déjà été condamné pour des faits similaires en France et que son ADN est identique à celui retrouvé dans le cadre de viol commis par un auteur inconnu, à Bruxelles.

Pour l’avocat de la défense, la prévention de viol ne peut pas être établie étant donné le fait que le but de la rencontre tardive était d’avoir des rapports intimes. « La jeune femme a fait entrer ce monsieur chez elle. Elle lui a servi à boire, ils se sont taquinés, il l’a massée, elle s’est déshabillée. Si elle a effectivement évoqué le fait qu’il puisse dormir dans la chambre d’amis, elle l’a accepté dans sa propre chambre à coucher… », a indiqué l’avocat.

Le parquet n’est pas de cet avis et a réclamé une peine de quatre ans de prison. La partie civile réclame pour sa part une indemnisation à hauteur de 7.500 euros.

Jugement le 11 mars.