La Cour des comptes publie les rémunérations de nos mandataires publics: plusieurs erreurs grossières constatées par les concernés

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Celle-ci venait de publier la liste de leurs mandats et fonctions en 2018, comme le rapportent nos confrères du journal Le Soir.

La Cour confirme avoir reçu des signalements en ce sens et rappelle que les mandataires ont légalement le droit de demander une correction.

Le cas le plus emblématique est celui de Francis Collot, conseiller communal à Gesves en province de Namur. Sur le site de la Cour des comptes, il est indiqué que l’élu a perçu une rémunération arrondie à 600.000 euros pour son travail d’employé au sein de l’Inasep (Intercommunale namuroise de services publics). L’homme est tombé des nues en apprenant la nouvelle.

«Des mandataires ont en effet constaté des erreurs», explique Cathy Van Poucke, de la Cellule des publications fédérales de la Cour des comptes. «Mais les sommes publiées sont celles qu’ils ont eux-mêmes encodées de façon électronique. Il s’agit de manière générale d’erreurs dans des fourchettes de rémunération cochées», justifie-t-elle. «Certaines rémunérations sont en effet tout à fait impossibles, comme celle d’une mandataire qui toucherait 400.000 euros de pension.»

La Cour des comptes rappelle que les mandataires ont la possibilité légale de corriger ces erreurs. «Ils doivent d’abord les signaler à la Cour. Ensuite, la procédure sera enclenchée pour effectuer la correction.»

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