La mère d’un djihadiste belge risque 3 ans de prison: elle était «la force motrice de la radicalisation de ses enfants»

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Outre sa prise de contact avec des soldats de l’EI présents sur place, la sœur avait tenté de rejoindre la Syrie à deux reprises. La mère aurait envoyé de l’argent aux soldats de l’organisation terroriste et créé des profils Facebook.

Quelques mois après son départ pour la Syrie en mars 2015, l’adolescent Mohamed J. trouvait la mort dans un bombardement. Mais le jeune homme n’était pas le seul membre de la famille à être dans le collimateur de la justice. En effet, sa sœur F. démontrait déjà des signes de radicalisation à partir de 2014 et avait tenté de se rendre en Syrie à deux reprises. Elle avait également accumulé une grande quantité de matériel de propagande djihadiste et était restée en contact avec son frère et d’autres soldats de l’EI par le biais des réseaux sociaux.

La mère aurait été la force motrice de la radicalisation de ses enfants. Selon le parquet fédéral, elle était membre de divers groupes défendant la lutte armée sur Facebook et a créé divers profils pour des soldats de l’EI sur le réseau social. Elle aurait également versé de l’argent à des organisations soutenant l’organisation terroriste.

« Il s’agit d’une femme peu instruite qui ne s’est pas rendu compte de ce qui se passait », a argumenté maître Nathalie Buisseret. « C’est seulement quand son fils est parti en Syrie qu’elle a compris la gravité de la situation. Après la mort de son fils, elle a effectivement eu et maintenu des contacts avec son supérieur, mais c’est parce que c’était le seul lien avec son enfant décédé. »

Maître Buisseret a plaidé une peine de travaux d’intérêt général, tandis que les avocats de la fille F. espéraient une peine inférieure à 3 ans. Selon eux, il y a eu tout au plus des tentatives de participation aux activités d’un groupe terroriste.

Le verdict est attendu pour le 13 mars.

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