Le procès du Verviétois Marc Bosard rouvert malgré son décès

Marc Bosard risquait 14 ans de prison.
Marc Bosard risquait 14 ans de prison. - D.R.

Cette réouverture technique permettra au tribunal de constater le décès du prévenu, un acte ayant été déposé par le parquet de Verviers, le tribunal pouvant ainsi éteindre l’action publique au pénal. Une sanction civile devrait cependant être prononcée le 8 mai, date du jugement, afin de permettre à la partie civile, à savoir le compagnon de l’ex-femme du Verviétois, de se tourner ultérieurement vers le fonds des victimes d’actes intentionnels de violence afin d’être indemnisé.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2018, le prévenu, gravement malade, avait attendu de nombreuses heures son ex-épouse, dont il était séparé depuis 2002, et son compagnon, afin d’avoir une explication avec ce dernier concernant les méthodes éducatives trop intrusives et destructrices pour ses deux filles. Le sexagénaire était souvent le confident de ces dernières, lesquelles se plaignaient desdites méthodes et d’une mère qu’elles estimaient démissionnaire.

Le prévenu avait finalement sorti une arme et tiré à six reprises touchant par trois fois la victime au bras et autant de fois à la tête. Les jours avaient été mis en danger nécessitant son transfert à la Citadelle. Même si la victime avait finalement échappé à la mort, elle avait subi de lourdes séquelles.

Marc B. avait contesté l’intention homicide. Il encourait pourtant une peine de 14 ans de prison, requise par le parquet de Verviers pour tentative d’assassinat.

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