Antoine Delie avait fait sensation à The Voice, il est de retour pour l’épreuve des «battles»: «Je ne m’inquiète plus du regard des autres» (vidéo)

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Antoine Delie avait fait sensation à The Voice, il est de retour pour l’épreuve des «battles»: «Je ne m’inquiète plus du regard des autres» (vidéo)

Antoine, votre audition à l’aveugle a été diffusée il y a un mois et demi déjà. Vous vous attendiez à faire autant sensation auprès du public et des 4 coaches ?

Non ! Quand je regardais à la télé ceux qui recevaient quatre buzz des coaches, je ne m’imaginais jamais à leur place ! Et autant de retours de la part des gens, c’est assez dingue ! Depuis le 18 janvier, je prends le temps de lire attentivement tous mes messages sur les réseaux sociaux. J’en vois enfin le bout ! (sourire)

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Il y a 5 ans, vous avez atteint les quarts de finale de « The Voice Belgique ». C’était différent comme sensation ?

Oui. C’était Chimène (Badi) mon coach qui me sauvait. Le soutien que je recevais du public belge, ce n’était pas à ce point-là. Aujourd’hui, je reçois même des messages du Québec !

Parmi vos indéfectibles soutiens : Alice on the Roof !

Oui ! Avant de participer à la saison 4 de « The Voice Belgique », j’avais tenté ma chance à la saison 3, mais personne ne s’était retourné. C’était la saison d’Alice on the Roof. J’ai assisté, dans le public, à sa battle et je lui ai ensuite envoyé un message quand je me suis rendu compte qu’on venait de deux villages voisins. On avait même des amis en commun ! Depuis, on est resté en contact. Elle est à fond derrière moi. Elle était au courant que j’allais reprendre « La pluie » qu’elle avait elle-même déjà reprise sur scène. J’avais en fait répété une fois cette chanson avec elle, avant qu’elle ne la chante sur la scène de Forest National. Alice, elle a une folie douce et j’adore ça !

Dans votre style musical, il y a un peu de folie douce aussi ?

Oui, j’aime la pop colorée. Je ne vais pas faire toute ma vie tout le temps du piano-voix. J’aime ce que fait Mika. C’est un peu mon idole.

Flûte alors, il n’est pas sur le banc de coaches cette année…

Oh mais je n’ai pas de regrets ! Mon coach, Marc Lavoine, a l’insouciance des enfants, les connaissances et l’intelligence de quelqu’un qui a vécu mille vies ! Il ne parle jamais pour ne rien dire, il ne fait pas de la figuration devant les caméras ! Il est impliqué, c’est vraiment quelqu’un d’exceptionnel !

Qu’est-ce qui a changé pendant ces 5 années ?

À « The Voice Belgique », j’étais un bébé de 17 ans qui ne savait pas trop qui il était. Antoine, aujourd’hui, sait ce qu’il aime, il n’a pas peur de s’affirmer. Je ne veux pas faire les choses pour plaire, je ne m’inquiète plus du regard des autres.

Cette prise de confiance, vous l’attribuez à un voyage d’études en Bolivie.

Oui. J’étais parti pour mes études d’instituteur dans une école francophone en Bolivie. En revenant, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais c’est venu naturellement, je me suis affirmé.

Ça passe aussi par votre look. Aujourd’hui, vous n’avez pas peur des tenues flash, pailletées…

Oui ! Avant, je ne faisais pas ça, je n’osais pas. Le look c’est une façon d’imposer qui je suis : si j’ai toujours rêvé de porter des habits à paillettes, je le fais, je ne réfléchis plus ! Le look, le textile, l’image font partie du spectacle. C’est ce que les gens voient quand ils te regardent et t’écoutent chanter. C’est important de mettre l’accent là-dessus aussi.

Avez-vous l’impression de prendre une revanche par rapport à une adolescence pas facile, moqué par vos camarades ?

Non, pas une revanche. Je n’ai pas envie de dire aux gens : « Regardez où je suis maintenant ! ». Mais plutôt : « Vous n’avez pas été sympas avec moi mais ça a construit la personne que je suis aujourd’hui ». Parfois on vit des choses difficiles, mais il faut voir le positif. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il faut voir du positif dans le harcèlement, mais simplement que je ne suis pas rancunier !

Depuis, vous avez aussi changé votre nom d’artiste. Ce n’est plus Antoine Decocq…

C’est, entre autres, pour préserver ma famille. Et aussi parce qu’à 21 ans, quand je suis revenu de Bolivie, j’ai vécu comme une renaissance. Delia vient du prénom Delia que portait la personne qui s’était beaucoup occupée de nous en Bolivie, ça me tenait à cœur de garder un lien avec tout ça.

Vous étiez parti là-bas dans le cadre de vos études d’instituteur primaire. Ça en est où ?

J’ai fini mes études il y a un an et demi. Mais ce n’est pas trop mon truc, la musique a toujours pris plus de place. Au fond de moi, je pense que ce n’était pas fait pour moi ! (rires)

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