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Les migrants maintiennent la pression sur la frontière entre la Turquie et la Grèce

Les migrants maintiennent la pression sur la frontière entre la Turquie et la Grèce
Isopix

La nuit dernière, des centaines de migrants essayant de quitter la Turquie et d’entrer en Grèce avaient pris d’assaut la barrière frontalière près du poste-frontière de Pazarkule-Kastanies et lancé des cocktails Molotov et des pierres sur les forces de sécurité.

Depuis deux semaines et l’annonce de la Turquie de laisser passer les migrants souhaitant rejoindre l’Europe, ceux-ci s’amassent dans cette zone frontalière dans l’espoir de pouvoir pénétrer sur le territoire de l’Union européenne.

La Grèce a réagi avec fermeté, promettant de ne laisser personne passer illégalement de la Turquie, et a reçu le soutien des dirigeants de l’Union européenne, qui a déclaré que ses frontières n’étaient pas ouvertes aux migrants.

Pour les observateurs grecs, les affrontements à la frontière risquent de se poursuivre aussi longtemps que le président turc Recep Tayyip Erdogan continue d’imposer à Bruxelles des exigences concernant le soutien de son pays aux millions de réfugiés déjà à l’intérieur du territoire, principalement en provenance de Syrie.

Le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré cette semaine que son pays souhaitait actualiser l’accord migratoire de 2016 avec l’UE, qui promettait des milliards de dollars à la Turquie en échange de l’accueil sur son territtoire des migrants afin qu’ils ne tentent pas de rejoindre le continent européen via la Grèce et la Bulgarie.

M. Erdogan doit rencontrer mardi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron à Istanbul.

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