La chronique de Philippe Gilbert: «Profiter de cette année particulière pour revoir le calendrier»

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«  Après Paris-Nice, en sachant que nous n’aurions plus de compétition pendant un mois au minimum- et c’est parti pour que cela soit beaucoup plus long- j’avais déjà discuté avec mon entraîneur pour établir un plan de travail qui est donc un service minimum. 10 à 15 heures de vélo par semaine, sur les rouleaux, c’est tout ce qu’on peut faire pour « casser la condition ». Exactement comme j’avais dû le faire, l’année dernière, pour une autre raison lorsque je n’avais pas été sélectionné pour le Tour de France.

C’est embêtant car vous laissez tomber des mois de travail. C’est comme si on disait à un étudiant à la fin de son blocus que ses examens seraient reportés sine die. Cela signifie qu’il aura tout oublié, qu’il devra réétudier. C’est la même chose pour nous : lorsque nous aurons une date pour la reprise de la compétition, on reprendra l’entraînement intensif comme en plein hiver. En attendant, je m’efforce de garantir le minimum avec de la gymnastique spécifique pour conserver une qualité musculaire. A l’échelon pulmonaire et cardiaque, on perd en revanche très vite si on ne travaille pas mais, à la reprise, c’est ce qui revient le plus rapidement aussi, je ne suis donc pas inquiet. »

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