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Coronavirus: une partie du personnel du CHR de Huy en chômage temporaire

Coronavirus: une partie du personnel du CHR de Huy en chômage temporaire
Belga Image

Des travailleurs comme des soignants ou des membres faisant partie de services moins sollicités. Une décision indécente en pleine crise sanitaire, selon le syndicat. « Nous l’avons maintes et maintes fois répété, il y a un réel besoin de renforts dans les soins de santé, besoin de plus de mains pour plus d’humain ! Si un service tourne au ralenti, pourquoi ne pas en profiter pour en soulager un autre ? », interroge Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services publics. « On prend vraiment le personnel comme une simple variable d’ajustement économique. Inadmissible et a fortiori en cette période particulièrement éprouvante ! »

Le syndicat chrétien rappelle, en outre, qu’il a demandé, via un courrier adressé à toutes les administrations des pouvoirs locaux de la province de Liège, en ce compris les hôpitaux et maison de repos, que l’ensemble du personnel statutaire et contractuel, dans le cas où des activités non essentielles à la continuité du service devaient être suspendues, soit placé en dispense de service pour cas de force majeure et non mis au chômage. La secrétaire permanente CSC insiste pour que ces travailleurs ne subissent aucune perte au niveau du salaire, des congés ou des récupérations.

Lina Cloostermans termine en précisant que la circulaire du ministre Dermagne recommande aux employeurs de s’assurer que les droits des travailleurs ne soient pas lésés et que toute perte financière soit compensée. « Malgré cela, je le répète, nous n’avons aucune garantie qui va dans ce sens. »

Une position que ne comprend par l’hôpital du CHR de Huy et son directeur général. « Je tiens à rassurer le personnel. L’objectif est de protéger les travailleurs, et le salaire de chaque personne est maintenu. Une partie du personnel soignant reste à domicile par précaution au cas où d’autres personnes tomberaient malades. Ce sont donc en réalité des équipes de secours. Les membres des services tournant au ralenti ont quant à eux été réaffectés à d’autres occupations. Nous ne les considérons absolument pas comme une variable économique et regrettons une telle polémique », indique Jean-François Ronveaux.

Le directeur général ajoute que la décision concerne 10 % de l’ensemble des travailleurs et que d’autres hôpitaux agissent de la même manière dans le but d’apporter plus de sécurité dans leur établissement.

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