Après s’être durement battu pour vaincre le coronavirus et voir naître sa fille, Mattia, un Italien de 38 ans, apprend que son papa n’a pas survécu…

Après s’être durement battu pour vaincre le coronavirus et voir naître sa fille, Mattia, un Italien de 38 ans, apprend que son papa n’a pas survécu…

Ce dimanche 22 mars, Mattia a enfin pu retrouver sa femme Valentina, enceinte, après avoir combattu le coronavirus pendant plusieurs semaines à l’hôpital ! Mattia s’est dit très soulagé de pouvoir rentrer chez lui totalement guéri. Les derniers tests qu’il a subis se sont avérés négatifs. Il n’est donc pas susceptible de contaminer son bébé qui doit naître dans quelques jours.

La contamination de Mattia a débuté aux alentours du 20 février. À cette date, l’Italien était déjà probablement contaminé depuis près de trois semaines, pendant lesquelles il est allé travailler, prendre un café dans un bar, ou encore se promener dans les rues de sa ville natale, Codogno. Le 15 février, Mattia avait déjà quelques symptômes. Il s’est donc rendu chez son médecin, qui l’a renvoyé à son domicile. Quelques jours plus tard, son état s’étant dégradé, le futur papa décide d’aller aux urgences. On le renvoie également chez lui. Le soir-même, il est admis d’urgence à l’hôpital. C’est là que le dur combat de Mattia a commencé.

L’Italien a été sous respirateur jusqu’au 9 mars. « Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai appris que j’avais survécu au coronavirus », a confié Mattia au journal italien La Repubblica. Mais la joie de Mattia s’est rapidement transformée en peine… Quelques minutes à peine après avoir appris qu’il était guéri, il apprend que son papa Moreno, également contaminé, n’a pas survécu. « Mattia a pleuré de joie quand il a su qu’il verrait naître sa fille puis il a pleuré de chagrin quand il a su que son père était décédé », a déclaré Francesco Mojoli, un médecin qui a soigné Mattia à l’hôpital. Aujourd’hui, le futur papa veut alerter la population en répétant le message crié par tous : « Restez à la maison. Loin de vos proches et amis. Personne ne sait qui est infecté », conclut Mattia.