Emmanuel Macron appelle à «l’union» contre le coronavirus et lance une opération militaire: «Nous devons n’avoir qu’une obsession, être unis!»

Emmanuel Macron appelle à «l’union» contre le coronavirus et lance une opération militaire: «Nous devons n’avoir qu’une obsession, être unis!»
Photonews

« Nous devons n’avoir qu’une obsession, être unis » contre le virus, a ajouté le président de la République, car « lorsqu’on engage une guerre on s’y engage tout entier, on se mobilise dans l’union ».

L’opération militaire « Résilience » pour soutenir la population

Emmanuel Macron a annoncé mercredi à Mulhouse le lancement d’une opération militaire baptisée «Résilience», qui mobilisera les forces armées pour aider la population touchée par l’épidémie de coronavirus, à l’approche du «pic qui est devant nous».

Cette opération «Résilience», distincte de l’opération «Sentinelle» contre le terrorisme, «sera entièrement consacrée à l’aide et au soutien aux populations, ainsi qu’à l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie, en métropole et en Outre-mer», a affirmé le chef de l’Etat.

Première décision, le porte-hélicoptères amphibie Mistral sera déployé «immédiatement» dans le sud de l’océan Indien et, «à partir de début avril, le porte-hélicoptères Dixmude ira se positionner dans la zone Antilles Guyane en soutien de nos territoires ultramarins», a-t-il annoncé.

«L’unité et le courage, nous permettront de vaincre, nous ne sommes qu’au début, mais nous tiendrons», a-t-il martelé, répétant à nouveau plusieurs fois «nous sommes en guerre».

Le chef de l’Etat s’exprimait juste après avoir visité l’hôpital militaire de campagne, que l’armée à sa demande a installé cette semaine en quelques jours à Mulhouse, pour soulager un peu les hôpitaux de la région, débordés par l’afflux des malades du Covid-19.

Un plan massif d’investissement

Le président a promis la mise en place d’un « plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières » pour l’hôpital, une fois la crise du coronavirus passée.

Rendant hommage au personnel soignant, le chef de l’État a juré d’être « au rendez-vous de ce que nous devons, au-delà de cette reconnaissance et du respect ». « Cette réponse sera profonde et dans la durée », a-t-il assuré.