Comment le courtier est-il rémunéré ?

MiD Finance
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Les courtiers perçoivent des banques une commission sur chaque crédit conclu. Malgré l'intervention d'un intermédiaire, les emprunteurs y trouvent leur compte, tout comme les organismes de crédit.

Faire appel à un courtier en crédit, pour un prêt hypothécaire, un prêt à tempérament, un crédit personnel, une ouverture de crédit ou autre, permet bien souvent d'obtenir un contrat à des conditions plus intéressantes que si vous vous adressiez directement à une banque.

Le courtier se débrouille pour trouver, parmi ses multiples partenaires de crédit, la formule qui conviendra le mieux à votre situation.

Petites marges, mais beaucoup de dossiers

Mais en tant qu'intermédiaire, comment les courtiers sont-ils rémunérés ? Si les banques réduisent déjà un peu leur marge en octroyant un taux réduit via les courtiers, comment ces derniers gagnent-ils leur vie s'ils ne facturent pas leur prestation aux emprunteurs, leurs clients ?

«La réponse est simple : les courtiers en crédit sont rémunérés par les organismes de crédit, les banques, donc », explique Diego Delicata, Manager du service prêt à tempérament chez le courtier MiD Finance. « Le rôle du courtier est de faire matcher les besoins des emprunteurs avec les produits proposés par les banques. Les courtiers touchent une petite commission sur chaque crédit octroyé. Comme les courtiers amènent beaucoup de clients aux banques, c'est grâce au volume de crédits signés que les banques y gagnent. Et c'est également ainsi que les sociétés de courtage perçoivent des rentrées suffisantes pour payer leurs salariés. Plus il y a de dossiers conclus, plus grand est le volume des commissions perçues »

Commission fixe ou variable

La commission du courtier peut être fixe ou bien varier selon un pourcentage sur les intérêts ou sur le montant du crédit. « Par exemple, sur un crédit voiture neuve, prêt à tempérament classique, le courtier touche soit un pourcentage des intérêts, soit une rémunération fixe (quelques dizaines d'euros bruts). S'il s'agit d'un prêt personnel, la commission est liée au taux d'intérêt, qui est plus élevé que pour le prêt à tempérament classique. S'il s'agit d'un crédit hypothécaire, la commission est généralement en fonction soit du taux d'intérêt et plus souvent du montant du capital emprunté. »

La clientèle doit être attentive. « Le client doit bien regarder les conditions du contrat pour en estimer la pertinence. Pas uniquement le taux d'intérêt, mais également le TAEG, qui comprend tous les frais liés au crédit. Car c'est le TAEG qui est représentatif de tous les coûts devant être payés par le consommateur tout au long du crédit. »

Le code déontologique du courtier

Si les revenus des sociétés de courtage varient en fonction de leurs activités, celles-ci n'ont normalement pas d'influence sur le salaire des employés. La déontologie, mais aussi la législation veillent au grain.

« Chez MiD Finance, le salaire est fixe. Il n'y a pas d'intéressement par rapport au volume de dossiers traités ou au style de contrats signés. Le but est avant tout de proposer les meilleures solutions de crédit à nos clients. »

Il faut savoir que légalement, la rémunération individuelle en fonction d'une production est interdite dans le milieu du crédit : le personnel ne peut avoir un intérêt financier dans les octrois de crédit. « Si le salaire est fixe, c'est aussi pour éviter toute concurrence interne malsaine entre les employés, lancés dans une éventuelle course au bonus. »

De la même manière, les employés des sociétés de courtage ne peuvent pas non plus recevoir de cadeaux de valeur de la part des clients, en remerciement de leur travail. « Ceci afin d'éviter les risques de conflits d'intérêts, en s'accaparant les dossiers d'un client d'une part, et en risquant de se retrouver d'une quelconque manière redevable quand le client reviendra avec un dossier plus compliqué à défendre, par exemple. »

Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.