Coronavirus: l’Absym, le GBS et l’Ordre des médecins réclament plus de soutien pour les médecins en formation

Coronavirus: l’Absym, le GBS et l’Ordre des médecins réclament plus de soutien pour les médecins en formation
AFP

L’Ordre des médecins indique, quant à lui, vouloir éviter «une perte de ressources professionnelles médicales».

Dans un communiqué commun, l’Absym et le GBS précisent craindre que les médecins en formation ne voient leurs stages massivement interrompus du fait de la crise du coronavirus, ce qui entraînerait une perte totale des rémunérations pour ces derniers puisqu’ils ne sont pas éligibles au revenu de remplacement.

C’est pourquoi les associations, s’adressant à la ministre de la Santé publique Maggie De Block, demandent à ce que celle-ci «applique d’urgence la décision de la médicomut d’indemniser tous les médecins actifs dans un centre de triage pour les patients covid-19 sur base de l’honoraire prévu pour un médecin généraliste accrédité», dont le montant s’élève à 26,78 euros par patient.

En outre, l’Absym et le GBS insistent pour que la ministre publie d’urgence un arrêté ministériel «autorisant les candidats médecins spécialistes à travailler dans des services autres que (celui de leur) formation», en précisant que les activités exercées dans un autre service doivent être prises en compte dans la formation.

Enfin, les deux unions professionnelles soulignent que «le gouvernement fédéral a promis aux hôpitaux une avance d’un milliard d’euros pour assurer la continuité des soins» et couvrir la perte d’activité des établissements. Pour l’Absym et le GBS, «il semble évident que la ministre De Block doit réserver une partie de ce budget pour compenser la perte de revenus en raison du chômage technique aussi bien de tous les spécialistes agréés, des maîtres de stage et des candidats médecins spécialistes».

De son côté, l’Ordre des médecins affirme avoir été informé de pressions subies par des médecins en formation de la part de leurs maîtres de stage, qui les incitent à prendre leurs congés pendant cette période de crise.

«Cette attitude n’est conforme ni à la tradition hippocratique ni au respect mutuel entre le maître de stage et le médecin en formation», s’indigne-t-il.

«En cette période où l’on risque de manquer de personnel médical, agir de la sorte plutôt que d’orienter les médecins spécialistes en formation vers une activité utile à la collectivité entraîne une perte de ressources professionnelles médicales», poursuit l’organe médical, qui suggère aux médecins en formation subissant pareilles pressions de se manifester auprès de leur conseil provincial d’inscription.