Abonnez-vous pour 1€

Coronavirus: Sporta, le syndicat belge des joueurs, cherche une solution collective à la problématique des salaires

Photonews
Photonews

Sporta, le syndicat belge des joueurs, est occupé à chercher une solution collective à la problématique des salaires des footballeurs alors que le championnat de Belgique est suspendu et que les clubs réagissent différemment à la crise. « Nous espérons présenter quelque chose de concret d’ici quatre ou cinq jours », a confié Sébastien Stassin à l’Agence Belga.

Le Cercle Bruges et Zulte Waregem ont mis leurs joueurs et leur staff au chômage technique, Anderlecht en a fait de même pour son staff et a demandé un effort financier aux joueurs. Le 24 mars, le Standard avait annoncé qu’« une très large majorité des joueurs » avait spontanément accepté de renoncer à une partie « très importante » de leur salaire durant la période d’inactivité. Il apparaît cependant que sept joueurs ont refusé cette proposition et ont été mis au chômage pour force majeure. Une décision « incompréhensible » pour Sporta, qui se demande comment « est-il possible de mettre une partie du noyau au chômage alors que tous les joueurs ont la même fonction ».

« Mettre tous les joueurs au chômage technique, c’est légal. Est-ce moral ? Je ne le pense pas. Faut-il trouver un accord ? Oui, les joueurs doivent se montrer solidaires. Mais cela doit concerner tous les joueurs de D1 », a expliqué Sébastien Stassin, du syndicat des joueurs. « Sporta est occupé à chercher une solution collective. Nous avons d’abord laissé les clubs faire. Cela avance. Nous sommes là pour tous les joueurs. Nous essayons de mettre tout le monde sur la même ligne. Nous avons eu des contacts avec les clubs et avons des contacts journaliers avec les joueurs de D1A et de D1B. Nous espérons présenter quelque chose de concret d’ici quatre ou cinq jours. »

Un accord bloqué par l’incertitude actuelle

Ancien joueur entre autres du RWDM et du Cercle en D1, Sébastien Stassin indique qu’il comprend l’opinion du public, des clubs et des joueurs. « Maintenant il faut trouver une solution qui convient à tout le monde. Il faut cependant remettre les choses dans leur contexte. Certains joueurs gagnent beaucoup, c’est vrai. Mais d’autres gagnent beaucoup moins. La moyenne annuelle des joueurs en Belgique est de 300.000 euros bruts par an. Ce qui veut dire que vous avez des joueurs à moins de 100.000 euros bruts par an. Comme pour toutes les classes sociales, le chômage technique peut poser de gros problèmes à certains. » C’est pourquoi Sporta plaide pour une solution collective négociée, après une concertation avec les joueurs.

Pour Marc Leroy, responsable national de Sporta, la difficulté pour arriver à un accord global est, à l’heure actuelle, qu’on ne sait pas encore de manière définitive si le championnat reprendra ou pas. Le conseil d’administration de la Pro League a recommandé l’arrêt immédiat de la Jupiler Pro League (D1A). L’assemblée générale, convoquée le 15 avril, doit encore valider cela. « Momentanément, tout le monde est un peu coincé. Et avec l’UEFA qui menace d’exclure les clubs belges des coupes européennes en cas d’arrêt du championnat, c’est un autre point d’interrogation. »

Dans tous les cas, toute décision concernant une baisse de salaire ou un chômage technique doit faire l’objet d’un accord entre le club et ses joueurs, souligne encore Marc Leroy.

Foot amateur et chez les jeunes

Notre sélection vidéo