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John-John Dohmen après le report des JO et l’arrêt de la division d’honneur: «L’adrénaline de la compétition me manque»

@Photo News
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Le Brabançon (32 ans), détenteur du plus grand nombre de sélections avec les Red Lions (395), continue à bosser dur depuis le début de la phase de confinement. Si la pandémie de Covid-19 a stoppé net la préparation intensive pour les JO, il en faut plus pour perturber le capitaine du Waterloo Ducks, travailleur acharné et pro irréprochable.

John-John Dohmen, cela fait maintenant une trentaine de jours que vous ne vous êtes plus entraîné avec les Red Lions.

Même si ce n’est pas toujours évident de ne plus s’entraîner collectivement, tout va très bien. Nous restons à la maison avec mon épouse, Aliénor, et mes journées sont rythmées par mes sessions d’entraînement. Nous avons la chance d’habiter à Ittre et nous ne sommes qu’à quelques minutes des bois où nous pouvons faire de longues balades avec Jafar, notre Jack Russell et Chila, le Beagle que nous avons recueilli dans un labo expérimental. Je ne prends ma voiture qu’une fois par semaine pour faire les courses. Sinon, nous faisons évidemment des vidéos conférences avec la famille pour discuter et prendre l’apéro.

Malgré le report des Jeux de Tokyo, vous n’avez pas diminué l’intensité des séances de travail quotidiennes ?

Notre préparateur physique, Mick Beunen, nous a concocté un programme dont il a le secret. Nous avons des sessions de travail extrêmement variées. Le programme a bien évidemment été allégé suite à l’annulation des JO. Mais avant cela, le programme individuel était très solide avec des séances de course journalières et pas mal de musculation. C’est finalement l’adrénaline de la compétition qui me manque le plus !

Le report des Jeux était la bonne décision ?

Existait-il vraiment une autre option ? Je ne pense pas même si cela va clairement changer la donne de disputer les Jeux dans 15 mois. Nous devrons reprendre toute la préparation à zéro. Cela va certainement laisser du temps à nos adversaires pour réussir à compenser le retard qu’ils avaient accumulé sur nous au cours de ces derniers mois.

La Belgique possédait-elle une si large avance sur les autres nations comme l’a souligné à plusieurs reprises votre sélectionneur, Shane McLeod ?

Oui, très clairement. Si nous avions disputé les JO en mars, nous aurions sans aucun doute remporté la médaille d’or. Si la compétition olympique avait été reportée à la fin de l’année, cela aurait déjà été beaucoup plus serré. Disputer le tournoi l’été prochain va redistribuer toutes les cartes. Des équipes comme les Pays-Bas ou l’Allemagne auront le temps de travailler durant quasiment un an et demi pour retrouver leur meilleur niveau.

La suite du championnat national a également été annulée. Vous espériez pourtant pouvoir poursuivre la compétition comme de nombreux joueurs de division d’honneur.

Je trouve cela dommage et la décision a été prise un peu rapidement selon moi. La Fédération aurait encore pu patienter jusqu’à début mai pour trancher. Mais je pense que c’est le nombre très important d’étudiants qui évoluent en DH qui a influencé ce choix. Je trouve cependant que la décision était la bonne de ne pas attribuer le titre au Léopold. Cela aurait été injuste de sacrer les Bruxellois sans avoir disputé de playoffs.

Après 13 saisons à Waterloo, vous avez décidé de relever un nouveau défi à l’Orée. Il n’y a pas de frustration de finir de la sorte votre belle histoire avec le Watducks ?

Aucune. Cette saison ne compte pas pour moi. Je reste donc sur notre succès exceptionnel en finale de l’EHL, en avril dernier, et ce premier titre européen remporté par un club belge. Je n’ai aucun regret et je suis prêt à écrire un nouveau chapitre de ma carrière du côté de Woluwe-Saint-Pierre. J’entamerai également ma future reconversion à l’Orée en entraînant l’équipe première dames dès cet été.

Quand espérez-vous reprendre les entraînements ?

La question est délicate. Nous ne devons pas reprendre une préparation olympique trop tôt. Habituellement, c’est bien de redémarrer fin septembre. Mais d’un autre côté, nous n’aurons pas du tout joué au hockey depuis début mars. C’est très long. Ce sera peut-être intéressant de disputer quelques matches amicaux en août. Mais je laisse évidemment le soin au staff de trouver la meilleure option afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

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