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Une centaine de personnes arrêtées à Anderlecht ce week-end, «totalement inadmissible», selon De Crem

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Une centaine de personnes arrêtées à Anderlecht ce week-end, «totalement inadmissible», selon De Crem

« Hier, nous pouvions encore espérer qu’il y aurait un cortège pacifiste allant du quartier Clémenceau vers le lieu où l’accident s’était produit. Mais dès qu’il y a eu des jets de pierres on a dû intervenir. Aujourd’hui, nous avons changé de tactique. Nous avons directement occupé le terrain et nous sommes intervenus dès qu’il y avait des petits rassemblements de jeunes », a expliqué Patrick Evenepoel.

« Nous avons voulu laisser une chance, hier, au rassemblement de se tenir dans la dignité et éventuellement de laisser se faire un moment de recueillement avec une circulation en cortège qui soit modérée », a également expliqué dimanche soir Fabrice Cumps, bourgmestre d’Anderlecht. « Nous n’étions donc pas intervenus au préalable. Par contre, dès qu’il y a eu le premier jet de pavés, nous sommes intervenus. Aujourd’hui, la stratégie a donc été différente. Dès qu’un petit groupe se formait il y a eu intervention », a-t-il tenu à préciser.

« Hier soir et cette nuit, nous avons arrêté 65 personnes dont 30 % sont sur le territoire de notre zone de police, les autres se trouvant hors de notre zone. Également, 30 % des personnes arrêtées sont des mineurs d’âge. Aujourd’hui, nous sommes à une trentaine d’arrestations mais pour le moment tout se passe dans le calme et nous n’avons encore connu aucune altercation violente », a poursuivi le chef de corps.

La plupart des arrestations sont administratives, mais des poursuites judiciaires pourraient être engagées dès que certains faits pourront être imputés à certains des fauteurs de troubles. Par ailleurs, deux mineurs d’âge ont déjà été déférés au parquet de Bruxelles et devront comparaître prochainement devant le tribunal de la jeunesse.

« On va aussi travailler sur le plan civil puisqu’on a connu des dégradations dans l’espace public, aux bâtiments communaux et à des biens privés. Si on identifie des gens on va donc pouvoir leur demander des dommages et intérêts pour payer les dégâts qu’ils ont commis », a ajouté Fabrice Cumps.

Samedi après-midi, des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers à Anderlecht, notamment celui de Clémenceau. Des dizaines de personnes s’en sont prises à la police. Les policiers ont été la cible de jets de pierres et des véhicules de police ont été pris d’assaut par les auteurs des exactions. Une arme a été dérobée dans un combi et n’a toujours pas été retrouvée. Les enquêteurs doivent analyser les images vidéo qui devraient permettre d’identifier le voleur.

Samedi soir et durant la nuit, de nouveaux incidents se sont produits. Du mobilier urbain a été détruit, le bâtiment d’un commissariat de police a également été endommagé et cinq voitures de particuliers ont été incendiées.

Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem a qualifié les émeutes du week-end à Anderlecht de « totalement inadmissibles ». Il a indiqué dimanche soir sur VTM Nieuws que ces émeutes n’avaient rien à voir avec les mesures contre le coronavirus et rien non plus avec le décès d’un jeune homme de 19 ans vendredi. Les émeutiers ont abusé de cet évènement dramatique pour « créer des troubles », a-t-il souligné.

Inadmissible selon De Crem

« C’est totalement inadmissible », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur VTM Nieuws. « Ce sont des fauteurs de troubles qui ont utilisé un incident dramatique pour créer le chaos. Cette attitude n’a rien à voir avec le deuil ou le chagrin. »

Selon lui, « personne n’a de compréhension » pour les émeutiers et ce qui s’est déroulé à Anderlecht. « Il s’agit de jeunes gens qui ne peuvent pas fonctionner selon nos normes et valeurs. »

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