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«Le monde d’après ne peut pas être la réplique du monde d’avant», estime Paul Magnette

«Le monde d’après ne peut pas être la réplique du monde d’avant», estime Paul Magnette
Belga Images

«Le monde d’après ne peut être la réplique du monde d’avant», a souligné le président du PS, Paul Magnette.

A travers l’action commune du parti, de la mutualité et du syndicat, les leaders socialistes ont appelé à la mobilisation. «Nous serons là demain comme hier», a assuré M. Magnette, à l’heure où le PS célèbre ses 135 ans. «Le temps des compromis mous et fades est révolu», a lancé pour sa part le secrétaire général de Solidaris, Jean-Pascal Labille, appelant à la «convergence des luttes» et à la rupture avec «un capitalisme aveugle» qui a mené à la «faillite d’un système».

La fête du 1er mai a été l’occasion d’énoncer une série de revendications, dont la revalorisation des métiers qui permettent au système de santé de fonctionner et au pays d’être approvisionné.

«Aujourd’hui, une grande partie des hommes et des femmes qui assurent notre santé, notre sécurité, notre approvisionnement, gagnent à peine douze euros de l’heure. Alors que des conseillers fiscaux qui aident les entreprises à échapper à l’impôt facturent leurs services à 400 euros de l’heure. Des métiers indispensables à la vie en commun sont sous-payés, alors que d’autres métiers, qui nuisent à l’intérêt général, gagnent des fortunes. C’est le monde à l’envers, et ça ne peut plus durer. Nous serons aux côtés de nos camarades des organisations syndicales pour que l’utilité sociale de tous ces métiers soit reconnue à sa juste valeur», a expliqué M. Magnette.

Le ton était le même pour la sécurité sociale et les soins de santé, dont la norme de croissance a été réduite au fil des années. «La Santé ce n’est pas une variable d’ajustement, c’est notre bien le plus précieux. Il y a encore quelques mois certains nous disaient : pour la Santé, on fera en fonction des moyens disponibles. Mais non. Il faut faire en fonction des besoins humains, et puis trouver les moyens financiers», a demandé le président du parti.

La FGTB a elle aussi énoncé une série de revendications: la hausse du salaire minimum à 14 euros de l’heure, une cotisation spéciale «corona» sur la fortune, la revalorisation des allocations sociales de 10% au-dessus du seuil de pauvreté ou encore la fin de la dégressivité des allocations de chômage.

«Je n’accepterai pas que la moitié des personnes qui perdent leurs emplois demain se retrouvent en situation de pauvreté», a averti le président de la FGTB, Robert Verteneuil. «Il faudra, dès demain, restaurer notre système de sécurité sociale fédérale et nos différents modèles de protection sociale. Ceux-là mêmes qui ont été la cible d’attaques coordonnées du patronat et de certains politiques ces dernières années.

Solidaris et la FGTB ont par ailleurs appelé à la régularisation des sans-papiers. «Eux aussi ont droit à la sécurité et à l’intégration dans notre société», a déclaré M. Labille.

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