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Lucien D’Onofrio, directeur sportif de l’Antwerp: «Le vrai objectif de Bruges, Charleroi et La Gantoise, c’est de réussir leur hold-up»

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Lucien D’Onofrio ne parvient pas à comprendre et à digérer la décision prise anticipativement par le Conseil d’administration de la Pro League d’arrêter la compétition sans même tenir compte de l’avis des experts et du gouvernement. Le directeur sportif de l’Antwerp sort de son silence pour dire tout ce qu’il a sur le cœur, sans la moindre concession, comme toujours, et pointer du doigt les trop nombreux conflits d’intérêts qui gangrènent les instances du football belge.

L’Antwerp a été le seul club, jusqu’ici, à refuser que l’on siffle, avant l’heure, la fin du championnat. Pour quelles raisons ?

Le président de l’Antwerp, Paul Gheysens, l’a parfaitement résumé : pour nous, la priorité, c’est de jouer pour essayer de gagner, s’il y a quelque chose à gagner, sur le terrain, et donc de privilégier le sportif, indépendamment de ce que certains veulent faire. C’est mon point de vue également. Je ne demande pas qu’on termine la saison mais, et la nuance est importante, qu’on se laisse la possibilité de terminer la saison, sous quelque forme que ce soit.

Indépendamment de ce que certains veulent faire, dites-vous. Qui visez-vous ?

La seule Ligue et la seule fédération en Europe qui ont voulu anticiper l’arrêt de leur propre championnat, avant tout le monde, c’est la Belgique, dès le mois d’avril, alors qu’il n’y avait aucune nécessité, à ce moment-là, de se précipiter. Sans tenir compte des recommandations de l’UEFA, de la position des détenteurs des droits télé et de l’avis du politique, ils n’ont eu de cesse, depuis, que de vouloir tout arrêter. Cela me fait très mal.

> Fidèle à lui-même, il nous parle à cœur ouvert. « Derrière tout cela, il y a la possibilité pour Bruges, Gand et Charleroi de se partager les places européennes et un gain de 60 à 100 millions d’euros ».

> « Cela me sidère que Genk, Anderlecht et le Standard acceptent sans sourciller une décision qui devait être mûrement réfléchie ».

> « Mehdi Bayat, quand il vous parle, c’est un cheval blanc, mais quand vous allez regarder dans l’écurie, c’est un âne noir ».

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