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Henri PFR présente «Lockdown Music», son nouveau titre parcipatif et caritatif: «Les gens m’ont envoyé plus de 1.000 sons!» (vidéo)

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Henri PFR présente «Lockdown Music», son nouveau titre parcipatif et caritatif: «Les gens m’ont envoyé plus de 1.000 sons!» (vidéo)
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Pendant plus d’un mois, Henri PFR a bossé sur ce morceau, « Lockdown Music », créé à partir d’une centaine de sons divers et très variés qu’il a reçus – « ceux des toilettes, je ne les ai pas utilisés », précise cependant Henri – et finalisé avec le producteur franco-belge R.O. et la chanteuse avec laquelle il a déjà partagé deux tubes, Raphaella. Henri PFR a même des nouveaux morceaux rien qu’à lui qui ne demandent qu’à sortir. Mais d’abord, place à ce titre participatif et caritatif dont voici le résultat.

Après votre appel à la créativité des internautes lancé au début du lockdown, combien de sons avez-vous reçus ?

Je n’ai pas compté exactement mais plus d’un millier ! C’est assez dingue ! Parmi les plus belles vidéos, j’ai reçu plusieurs mamans qui passaient leur échographie, on entendait le battement de cœur du bébé. J’ai été très touché aussi par la vidéo d’un directeur de home qui, dans les couloirs de son établissement, fait taper contre les portes toutes les personnes, parfois avec leur canne. Depuis le ventre de la maman jusqu’aux personnes âgées, j’ai eu toutes les tranches d’âge. J’ai le cycle de la vie dans ce morceau ! (sourire)

Comment avez-vous fait le tri parmi tous ces sons pour savoir lesquels utiliser dans le morceau ?

Quand j’ai lancé le projet, je pensais que ce serait plus facile ! À plusieurs moments, je me suis dit que je n’allais pas y arriver. Je ne voulais sortir un truc que si c’était nickel. Ça a été un travail titanesque, différent de ce que je fais d’habitude. Là je dois imaginer quelque chose à partir de ce que quelqu’un d’autre a fait. C’est pour ça que j’ai fait appel à R.O., un producteur qui a l’habitude de travailler avec des samples comme ça. Et Raphaella, pour la voix, je n’ai pas cherché longtemps ! Au final, il fallait que je fasse un morceau uniforme, une mélodie. C’est ce que j’ai fait et j’adore le résultat parce que si tu tends bien l’oreille, tu entends chacun des 120 sons différents que j’ai sélectionnés. Et dans le clip, on voit 160 personnes différentes.

Quel est le son le plus dingue reçu ?

Eh bien, j’ai reçu pas mal de vidéos aux toilettes… C’est un peu moins intéressant mais je devais m’y attendre en lançant cet appel ! (rires) J’ai aussi été impressionné par des guitaristes, dont un avec qui j’aimerais rester en contact pour un futur morceau. Je me suis fait des contacts en fait pendant ce confinement !

Ce morceau, « Lockdown Music », c’est à ça que vous avez consacré votre confinement ?

Oui, du boulot pendant 50 jours plus ou moins. C’était mon passe-temps et mon occupation principale. J’ai essayé de répondre à tout le monde, ce qui a pris beaucoup de temps. Ça m’a aidé psychologiquement aussi, d’être en contact avec les gens, un peu comme si j’étais sur scène.

C’est un morceau collaboratif mais aussi caritatif. Car vous n’empocherez pas un cent, vous reverserez tout au consortium belge 12-12…

L’idée était de faire ce morceau tous ensemble et j’aurais mal vécu le fait de récolter seul tout l’argent que ce morceau peut générer. C’est une évidence de reverser à ce consortium belge, une plateforme qui réunit des grosses associations comme Unicef Belgique.

Unicef Belgique dont vous êtes le parrain et pour laquelle vous deviez donner un concert fin avril qui a dû être annulé…

Oui, c’est un petit clin d’œil, je ne voulais pas les délaisser et, surtout, je voulais que les dons récoltés soient rapportés à la lutte contre le virus.

Vous avez bossé sur d’autres compos plus personnelles aussi ?

Oui, même si ça a été très dur toutes les dates de concert annulées, j’ai été vachement productif ! J’ai composé 7 nouveaux morceaux en plus de finir des anciens… Mais je ne sais pas quand ça pourra sortir. Mais là je suis super heureux de ce morceau… et du clip ! Un clip, normalement, demande plein d’argent. Là, ce sont juste des gens qui envoient des vidéos… et au final, c’est le clip peut-être le plus sincère que j’ai fait, et il ne coûte rien !

Vous avez vécu votre confinement en France. Vous savez quand vous revenez en Belgique ?

Je suis à Lyon, je ne sais pas trop encore quand je pourrai remonter… J’aimerais bien sûr au plus vite.

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