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Des scientifiques italiens affirment avoir développé «le premier vaccin qui tue le coronavirus»

Des scientifiques italiens affirment avoir développé «le premier vaccin qui tue le coronavirus»
123RF

Des scientifiques italiens assurent avoir développé « le premier vaccin qui tue le coronavirus ». Après avoir injecté le virus sur des animaux, ils ont remarqué qu’ils étaient capables de produire des anticorps qui empêchaient le virus d’infecter des cellules humaines. Pour ce faire, les chercheurs ont comparé des doses de cinq candidats vaccins différents sur des souris, à l’hôpital Spallanzani à Rome. Ces vaccins étaient tous développés à partir d’ADN, une petite quantité du code génétique du virus ayant été injectée dans le corps des souris. Cela signifie que les doses ne sont pas faites à base d’un virus affaibli ou inactif et que le vaccin pourrait donc être produit à grande échelle en laboratoire. Selon les chercheurs, tous les candidats vaccins ont produit « une forte réponse immunitaire » en 14 jours. Deux d’entre eux, qui présentaient les meilleurs résultats, ont été sélectionnés pour une prochaine étude clinique.

« De ce que nous savons, nous sommes les premiers sur terre à avoir développé un vaccin qui parvient à neutraliser effectivement le virus. Nous espérons la même réaction immunitaire chez l’homme », a déclaré Luigi Aurisicchio, directeur du laboratoire Takis Biotech, dont les propos nous sont rapportés par nos confrères du Sun. « C’est la première fois qu’on va aussi loin dans le test d’un candidat vaccin en Italie ». D’autres chercheurs se sont pourtant montrés prudents face à ces résultats. « Il semblerait qu’ils aient prélevés les anticorps des souris, fait grandir des cellules humaines dans des éprouvettes et ensuite ajouté du virus dans ces cellules, avec et sans anticorps. Et de là, ils affirment que les anticorps ont empêché le virus d’infecter des cellules humaines », a déclaré le docteur Andrew Preston de l’université de Bath à nos confrères du Daily Mail. « Il y a des chances que cela arrive. Mais c’est une énorme extrapolation ».

« Ils ont encore un long chemin à parcourir avant de lancer des tests sur les humains », a ajouté le professeur Adam Finn. « Ils en sont au même stade que la plupart des vaccins ». Des experts de l’université d’Oxford réalisent déjà des tests sur l’homme en Angleterre et espèrent pouvoir fournir des millions de seringues au début de l’été.

Ce mercredi, le secrétaire d’État à la Santé britannique Matt Hancock avait prévenu qu’il n’était pas garanti qu’un vaccin contre le coronavirus soit trouvé. « Si un vaccin ne peut pas être trouvé, nous devrons apprendre à vivre avec le virus. En aplatissant au maximum la courbe au travers d’un dépistage à grande échelle et d’un tracking des personnes infectées ».

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