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Un chat euthanasié après avoir contracté le coronavirus en Espagne: «Il est une victime collatérale de la maladie chez l'homme»

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Illustration - 123RF

Le chat avait quatre et souffrait déjà d’une maladie cardiaque génétique. Mais après avoir remarqué ses difficultés à respirer, sa famille a décidé de l’emmener d’urgence chez le vétérinaire, comme l’explique le journal espagnol La Vanguardia. Après des tests, il a été constaté que l’animal souffrait d’insuffisance cardiaque et avait 38,2 de température. Le personnel soignant a également remarque qu’il présentait un faible taux de plaquettes, ce qui signifiait que son sang ne coagulait pas correctement.

Rapidement, la difficile décision d’euthanasier est prise puisqu’il était peu probable qu’il se remette. Le vétérinaire soupçonnait également le chat de souffrir du coronavirus. Pour s’en assurer, il a envoyé le corps de l’animal à un centre de recherche qui, après une autopsie, a découvert des traces de coronavirus dans des échantillons prélevés sur son nez et son tube digestif.

Pour le professeur Joaquim Segales, chercheur au Centre de recherche en santé animale (CReSA), l’animal « est une victime collatérale de la maladie chez l'homme ». Il aurait en effet contracté le virus dans sa famille, son propriétaire étant décédé de la maladie quelques jours plus tôt.

Ce chat était le premier à avoir contracté le coronavirus en Espagne. Un phénomène rare qui a été rapporté seulement à six reprises depuis l’épidémie, dont chez nous en Belgique.

Le chat est le premier en Espagne à avoir attrapé le virus, et seulement le sixième au monde. L’École nationale vétérinaire d’Alfort en France, qui avait également testé un chat positif en début de mois, avait expliqué qu’à « ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus SRAS-CoV-2 même en contact avec des propriétaires infectés. Il n’est pas forcément étonnant de retrouver un chat porteur de ce virus puisque cela a déjà été décrit, à Hong Kong (un cas), en Belgique (un cas) et à New York (deux cas) mais cela reste un phénomène rare puisque même en cherchant de manière pro-active, dans une région où le SARS-CoV-2 circule de manière importante, nous n’avons pour le moment détecté qu’un seul animal positif ».

Malgré plusieurs études sur le sujet, il n’existe toujours aucune preuve que les rares animaux de compagnie infectés par le nouveau coronavirus puissent contaminer l’Homme en retour.

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