Abonnez-vous pour 1€

Voici pourquoi les parents ne doivent pas s’inquiéter pour la rentrée des classes, même si elle demandera «une vigilance de tous les instants»

Voici pourquoi les parents ne doivent pas s’inquiéter pour la rentrée des classes, même si elle demandera «une vigilance de tous les instants»

De nombreux parents sont inquiets et pour certains, il est hors de question que leurs enfants retrouvent les bancs de l’école. Pourtant, une série d’instructions ont été données aux établissements scolaires afin de garantir la sécurité des élèves.

« La rentrée peut être inquiétante et l’application des mesures d’hygiène demandera une vigilance de tous les instants », concède Joëlle Lacroix de la FAPEO. « Mais il est important est de recréer un lien entre les élèves et l’institution scolaire ».

Toutefois, si la rentrée est obligatoire sur papier, les élèves ne seront pas sanctionnés si leurs parents décident de les garder à la maison, rappelle la Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement.

« Cette réouverture partielle est responsable si elle est entourée de toutes les mesures nécessaires : distance sociale, hygiène des mains renforcées, éternuer dans le coude et surtout rester chez soi si on est malade. Le tracing mis en place depuis le début de la semaine passée doit être fait pour les enfants comme pour les adultes. C’est un processus dans lequel on ne peut exclure qu’il puisse y avoir des augmentations de cas en raison du contexte de socialisation et de l’augmentation des tests de dépistage. Si tout se passe dans les mesures énoncées, on peut, en sécurité, avancer vers la réouverture partielle des écoles », avait également expliqué Yves Van Laethem lundi lors de la conférence de presse faisant état du bilan coronavirus en Belgique.

Des mesures de sécurité

Afin de garantir la sécurité des élèves, il a en effet été demandé aux écoles de mettre en place une foulée d’installations au sein de leurs établissements et de fournir du matériel aux élèves, et au personnel, pour leur permettre de respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale.

« Les écoles auront l’obligation de rouvrir seulement si elles peuvent respecter ces mesures d’hygiène et de sécurité », rassure la Secrétaire générale de la FAPEO. « Il est aussi possible pour les établissements scolaires de tester pendant une durée de deux jours et demi (du lundi au mercredi) leur possibilité d’accueil », explique-t-elle.

Un masque en tissu devra donc être porté par tous les membres du personnel tout au long de la journée et par les élèves à partir de la 6e année du primaire.

Toutes les écoles devront également être équipées en savon, gel hydro-alcoolique et serviettes en papier afin que les enfants et adolescents, ainsi que les enseignants, puissent se laver les mains en entrant dans l’école, dans les salles de classe, après être allés aux toilettes, après avoir toussé ou éternué, après avoir utilisé un distributeur et aussi avant de quitter l’établissement scolaire.

Si les élèves remarquent un manquement, la FAPEO encourage les parents à faire remonter l’information : « Notre souci premier, et celui des syndicats et conseillers en prévention, est d’assurer la sécurité des élèves ».

Peu d’élèves dans les écoles

Des mesures qui permettront de garantir la distanciation sociale au sein des écoles ont également été décidées. Ainsi, très peu d’élèves seront de retour en classe et les risques de contamination seront donc minimisés. En effet, seuls 10 élèves maximum pourront se trouver dans une même salle de classe avec un minimum de 4 m2 par élève et 8 m2 supplémentaires par enseignant. Les chaises et bancs doivent être disposés de manière à ce que la distance entre les bancs soit aussi grande que possible, de préférence proche des murs.

Et à partir du 25 mai ? Si la rentrée du sixième primaire et secondaire s’est bien déroulée, les enfants de première primaire, à concurrence d’un jour par semaine pourront retrouver le chemin de l’école. Si possible, la rentrée se fera aussi pour les élèves de deuxième secondaire, à raison de deux jours par semaine maximum.

En pratique, dans chacune de ces phases, les élèves seraient subdivisés en petits groupes de 10 élèves maximum sauf exception si la taille du local permet d’en accueillir plus tout en respectant les distances de sécurité.

La pathologie touche peu les enfants

Lundi lors d’une conférence de presse, le porte-parole interfédéral Covid-19 avait tenu à rassurer sur la gravité de la pathologie chez les enfants, la qualifiant d’« extrêmement faible » : « Il est inéluctable que les enfants font des infections peu sévères. Seule une petite proportion d’entre eux est hospitalisée, 1,7 % d’hospitalisations chez les moins de 19 ans par rapport au total en Belgique », avait-il expliqué. « Celles-ci sont essentiellement courtes : 48 jours pour surveillance chez les petits enfants avec de la température. Il faut également souligner que le 30 avril, la taskforce pédiatrique avait elle-même mis en perspective la rentrée scolaire et la soutenait. D’autres pays n’ont pas arrêté l’école (Suède) et d’autres reprennent la scolarisation (France, Pays-Bas, Allemagne) ».

Carte, podcasts...: notre offre «multimédias» sur la crise du coronavirus

Sexe, libido et confinement : attention, danger ! (Alison Verlaet)

Coronavirus : les chiffres de ce mardi 12 mai (Pierre Nizet)

Nos 10 derniers podcasts sur la crise du coronavirus

Notre sélection vidéo