Abonnez-vous pour 1€

Feu vert pour un Grand Prix de F1 à huis clos à Francorchamps

D’accord pour un Grand Prix de F1 à huis clos à Spa-Francorchamps.
D’accord pour un Grand Prix de F1 à huis clos à Spa-Francorchamps. - Archive PN

Un comité de concertation s’est tenu ce vendredi matin très tôt. À l’ordre du jour, notamment la possible organisation du Grand Prix de Formule 1 à Francorchamps.

On le sait, les grands événements sont interdits jusqu’au 31 août en Belgique. Or c’est le dimanche 30 août qu’était justement prévu le Grand Prix de Formule 1 de Belgique, sur le circuit de Spa-Francorchamps.

Depuis plusieurs semaines, les responsables du circuit travaillaient sur l’organisation de l’épreuve à huis clos, sans public, pour qu’il ait lieu sans prendre le risque d’une trop grande concentration de monde. Restait à voir si les autorités allaient accepter cette solution.

C’est donc chose faite depuis ce vendredi matin. Un accord est intervenu à ce sujet au sein du comité de concertation qui regroupe le gouvernement fédéral et les entités fédérées.

Elio Di Rupo, ministre-président wallon et Willy Borsus, vice-président et ministre wallon de l’Économie, ont « salué la décision prise ce vendredi matin par le comité de concertation, élargi aux experts du déconfinement, relative au circuit de Spa-Francorchamps ». Vendredi matin, il a été décidé que le GP de Belgique pouvait se tenir à huis clos, ainsi que tous les entraînements préalables nécessaires.

Il a aussi été décidé que, comme prévu au Conseil National de Sécurité de ce mercredi 13 mai, la reprise des entraînements de sportifs professionnels individuels est autorisée sur le circuit de Spa-Francorchamps en extérieur avec 20 personnes en piste par groupes sous la supervision d’un coach ou d’un superviseur.

Toutefois, les deux autorisations ne sont valables qu’à condition de respecter strictement les mesures de distanciation entre personnes et les mesures d’hygiène et sanitaires.

« Mercredi, le Conseil National de Sécurité n’avait pas pu s’exprimer à ce sujet car les experts n’avaient pas encore eu le temps d’examiner les protocoles, vu que les équipes viennent de l’étranger. Parce que même si c’est à huis clos, ça nécessite pas mal de personnes quand même, plusieurs centaines », explique Pierre-Yves Jeholet, le président de la Fédération Wallonie-Bruxelles membre du CNS qui a milité pour cette décision.

Alors qu’il n’y a pas de CNS la semaine prochaine, ses membres ont voulu que les scientifiques se penchent rapidement sur la question pour que la décision puisse être prise rapidement. Ça a donc été le cas au sein de ce comité de concertation qui s’est tenu ce vendredi à 7 heures du matin.

« Le GESS (NDLR : Groupe d’Experts en charge de l’Exit Strategy) a exposé son analyse et a donné le feu vert pour l’organisation du Grand Prix à huis clos. C’est une très bonne nouvelle. La négociation peut maintenant commencer avec les organisateurs. On avait très peur qu’en cas d’absence de décision ou de décision trop tardive, on échappe des radars pour cette année mais aussi dans la perspective des années futures. C’est important pour l’image du pays, pour le volet économique et notamment l’horeca qui souffre beaucoup actuellement », se réjouit Pierre-Yves Jeholet.

Ce dernier se réjouit aussi de l’unanimité autour du sujet, qui n’a pas donné lieu à un débat communautaire. Preuve de l’importance de l’enjeu.

Des négociations avec Liberty Media

Reste maintenant aux organisateurs à obtenir un accord avec Liberty Media, qui gère la compétition de F1, pour organiser l’épreuve. Mais ces négociations ont déjà débuté et seraient en bonne voie… c’est d’ailleurs pour ça qu’il fallait une décision rapide du politique.

Il faudra notamment arriver à un accord sur le plan financier. On sait que malgré son aura et ses retombées importantes (30 millions d’euros), le Grand Prix est en déficit chaque année… avec du public. Sans spectateur, il faudra donc trouver une nouvelle formule pour éviter de creuser un trop gros trou dans les finances publiques. Parce qu’en plus, sans spectateur ce sont 6 à 7 millions de recettes fiscales qui ne reviendront pas à l’État.

Si aucune date de reprise n’a été officialisée par les instances dirigeantes de la catégorie reine du sport automobile, les plans prévoient une reprise en Autriche, sur le circuit de Spielberg, le 5 juillet. Les premiers Grands Prix de la saison se dérouleraient sans public et sous strictes conditions.

La crise du coronavirus a bouleversé complètement la saison de F1 qui aurait dû débuter le 15 mars. Au total, les dix premiers Grands Prix de la saison ont été annulés (Australie, Monaco et France) ou reportés à une date indéfinie (Bahreïn, Chine, Vietnam, Pays-Bas, Espagne, Azerbaïdjan, Canada).

Notre sélection vidéo